Posté le fĂ©vrier 12, 2008 dans Autour du prieurĂ©, Autour du prieurĂ©, Environnement et agroĂ©cologie | Commentaires fermĂ©s sur La chambre des certitudes

Installation de Wolfgang LAIB, Roc del Maure, Mai-Juillet 2000.

On l’appelle aussi la Chambre de cire. C’est au plasticien allemand Wolfgang LAIB que l’on doit cette grotte artificielle creusĂ©e dans la montagne catalane en pleine nature et entièrement tapissĂ©e de cire d’abeille.

Né en 1950, Wolfgang LAIB ne se projetait pas dans sa jeunesse dans une carrière artistique. Il fait des études de médecine et obtient son doctorat. Mais c’est à ce moment-là qu’il décide d’abandonner la médecine et de se diriger vers une carrière artistique. Il débute par la sculpture.

W. Laïb travaille uniquement avec des matériaux organiques tels que la cire, le riz, le pollen et le lait.

Au départ, la Chambre des Certitudes était réalisée dans des musées. Le projet d’en faire une dans la nature est parti des USA. Dans les années 80, l’artiste fait une série d’expositions à travers les USA. Il part visiter le désert du Nouveau Mexique. Tombant sous le charme de ces rochers isolés, il lui vient l’idée de faire une chambre dans la nature. Mais le désert du Nouveau Mexique ne lui convient pas pour des raisons techniques. Il ne parle à personne de son projet.

Quelques annĂ©es plus tard, il fait une exposition Ă  Collioure. Il parle au conservateur du musĂ©e de son idĂ©e. Le conservateur lui propose de sillonner le dĂ©partement pour trouver un endroit propice Ă  la rĂ©alisation de l’œuvre. Il dĂ©couvre alors le Canigou et, subjuguĂ© par cette vision, il dĂ©cide de rĂ©aliser l’œuvre Ă  Casteil. Le Canigou rĂ©pond en fait Ă  ses attentes artistiques car c’est un Ă©lĂ©ment naturel (une montagne) qui suscite une forte Ă©motion chez les catalans (c’est la montagne sacrĂ©e des catalans). Mais, finalement l’endroit ne convient pas. Casteil se trouve sur un flanc du Canigou et s’il creuse lĂ , les gens en sortant de la chambre ne verraient pas le Canigou !

Quelques temps plus tard, , il atterrit à Marcevol. Il décide de monter au Roc del Maure pour trouver un site approprié. Et il arrive enfin devant « Son Rocher », d’où l’on a une vue imprenable sur le Canigou .

Le dossier est déposé au Ministère de la Culture qui pour l’an 2000 finance les fameuses commandes publiques. Le projet est accepté. Les travaux débutent en mai 2000.

Réalisation de l’ oeuvre

La Chambre des Certitudes est une cavité qui a été creusée artificiellement dans la roche. On a dû dynamiter le rocher. Au départ, elle devait avoir la forme d’un parallélépipède. Mais les ingénieurs se sont rendu compte qu’à force de lisser les parois, la roche perdait de sa stabilité et le site devenait trop dangereux. On a donc dû laisser le fond de la cavité tel qu’il était. La cire, qui se présentait sous forme de plaques très lourdes a été acheminée là haut par hélicoptère. On a ensuite découpé les plaques en petits morceaux pour les faire fondre dans un chaudron. La cire, une fois liquide, a été étalée sur les parois à l’aide de truelles et de palettes et des fers à repasser chauds.

La Chambre des Certitudes de Wolfgang LAIB a été inaugurée en juillet 2000.

Cette oeuvre est prise en charge par l’Association pour l’Ermitage de Wolfgang Laib ( AEWL)

Pour la visiter, demander la clé de la chambre :
Balisage du sentier

– soit Ă  la mairie d’Arboussols (TĂ©l. 0468960140)  : mardi, mercredi et jeudi de 9h Ă  12h
– soit au PrieurĂ© de Marcevol: De mai Ă  octobre tous les jours sauf le lundi de 11h Ă  12h30 et de 14h30 Ă  16h30. Les lundis et le reste de l’annĂ©e ( uniquement en semaine) en appelant le prieurĂ© au 04 68 05 24 25.

Contact de l’association pour l’ermitage de Wolfgang Laib:

00 33 6 15 13 16 12

www.waxroom.fr

Posté le fĂ©vrier 11, 2008 dans Classes de dĂ©couverte | Commentaires fermĂ©s sur Notre action Ă©ducative
Depuis les annĂ©es 80, le prieurĂ© de Marcevol organise des classes de patrimoine pour les Ă©coles et collèges. Les thèmes traitĂ©s sont variĂ©s: art roman, architecture, taille de pierre, fresque, conte, prĂ©histoire, vie quotidienne au moyen âge…
Le milieu naturel alentour, classĂ© en espace naturel sensible est un riche support pĂ©dagogique pour la lecture de paysage, la dĂ©couverte des garrigues, des forĂŞts mĂ©diterranĂ©ennes, de la faune et de la flore de moyenne montagne, des activitĂ©s agricoles et pastorales, de la gestion de l’eau en milieu sec… C’est aussi un lieu idĂ©al pour la pratique des activitĂ©s de plein air: randonnĂ©e, initiation Ă  l’escalade, bivouac…
Depuis peu, le prieurĂ© s’est lancĂ© dans un projet d’agroĂ©cologie. Cette nouvelle activitĂ© permet de dĂ©velopper de nouvelles propositions d’éducation Ă  l’environnement sur les thèmes du jardin, des plantes aromatiques, du compost, du fonctionnement des sols, de la coopĂ©ration par les chantiers participatifs, des cycles du vivant, de la transformation, de la cuisine…
L’équipe sur place accueille des scolaires, centres de loisirs, centres de vacances, formations et étudiants sur l’ensemble de ces thèmes en privilégiant les pédagogies actives et l’implication des groupes dans la vie quotidienne.

Classes de patrimoine et d’environnement

 

Sous le climat merveilleux des Pyrénées Orientales, vous conjuguerez culture et loisirs en découvrant le prieuré de Marcevol, ses traditions, son histoire, son environnement, face au Canigou.
La Fondation du prieuré de Marcevol met à votre disposition sa structure et ses collaborateurs, garant de votre satisfaction.
La préparation du séjour représente l’étape essentielle qui garantie le bon déroulement de votre classe de découverte.
Aussi n’hésitez pas à prendre rendez vous pour venir visiter notre centre.
Ensemble, nous Ă©tablirons le projet.

 

Lieu d’accueil et d’hébergement.

 

Pour vous, enseignants et accompagnateurs, c’est vivre à son rythme, en toute liberté, dans un projet pédagogique préparé. En moyenne montagne, à une altitude de 520 mètres, un site exceptionnel, riche de traditions et de découvertes. En toutes saisons, le prieuré de Marcevol, offre aux classes des conditions d’étude et de détente dans un cadre extra-scolaire.

Confortable … l’hébergement

Ce sont des chambres de 2 à 5 places. Les draps housses et les couvertures sont fournis. Les élèves d’une même classe sont regroupés dans le même bâtiment.

Gourmande … la restauration

Ce sont des petits-déjeuners, des déjeuners et des dîners adaptés à l’âge des élèves. Un pique-nique est fourni lors des excursions.

Active … la pédagogie

C’est une collaboration de tous les instants, entre vous, maître – d’œuvre du séjour et votre interlocuteur, la Fondation du prieuré de Marcevol. Dès votre arrivée, une salle de classe équipée vous est réservée.

 

La présentation

 

L’Association du Monastir de Marcevol, crĂ©Ă©e en 1972, a pour but d’animer et de dĂ©velopper des activitĂ©s dans le cadre du PrieurĂ© de Marcevol. Depuis cette date, l’Association a entrepris de nombreux travaux de restauration sur l’ensemble du site. SĂ©jours, stages et rencontres ont lieu toute l’annĂ©e. Depuis 1986, l’Association accueille et anime Ă©galement des classes de patrimoine. En 1996, l’Association du Monastir de Marcevol crĂ©e avec d’autres structures le  Centre Permanent d’Initiative Ă  l’Environnement (C.P.I.E.) du Conflent. Le 16 novembre 2001, l’Association du Monastir de Marcevol est devenue la Fondation du prieurĂ© de Marcevol, reconnue d’utilitĂ© publique. Depuis 2016, la fondation diversifie ses thèmes d’intervention Ă©ducative en ajoutant l’agroĂ©cologie aux axes du patrimoine et du paysage.

 

Notre centre est agréé par les Ministères :

  1. Jeunesse et Sport
  2. Education Nationale

Le lieu d’accueil

 

Au nord de la Catalogne, en Conflent, dominant la vallée de Prades, le prieuré de Marcevol (église du XIIè siècle) a été fondé par les chanoines du St sépulcre. Lieu d’accueil et de rassemblement pendant des siècles, le Monastir devient propriété privée après la révolution de 1789.
L’église prieurale, à trois nefs, classée monument historique, possède un magnifique portail en marbre rose.
L’église paroissiale de Marcevol (Notre Dame de las Gradas) située au hameau, relève, elle, du premier art roman ou style lombard. Elle abrite un retable, classé du début du XVIè siècle.
Le site du prieuré, la proximité du hameau de Marcevol, les garrigues, terres cultivées qui l’entourent, en font un lieu privilégié de sensibilisation à l’environnement géographique, historique et économique local.
Le hameau de Marcevol domine la vallée de la Têt, sur un versant boisé, descendant jusqu’au lac de Vinça, à quelques kilomètres de Prades. Il se situe sur la commune d’Arboussols.
Le hameau se trouve comme un écrin, sur un petit plateau vallonné. Son village est typique : anciennes fermes ou bergeries en pierres rénovées. Au détour de ruelles sinueuses, une petite église domine le hameau au centre du village.
Le prieuré de Marcevol, un des chefs-d’œuvre de l’art roman, est situé au cœur même de la région des abbayes et des prieurés prestigieux tels que

  1. Serrabonne
  2. St Michel de Cuxa
  3. St Martin du Canigou

Mais plus proche et non moins prestigieux, quelques témoins de sa lointaine histoire, tels que :

  1. l’oppidum du roc del Moro : témoin de l’occupation préhistorique
  2. les dolmens de la Barraca
  3. l’église paroissiale de Marcevol : Notre Dame de las Grades

Organisation administrative et financière

 

La Fondation du prieuré de Marcevol est habilitée à recevoir des Classes de découverte au Prieuré de Marcevol. Ces classes se déroulent selon le schéma administratif des « classes transplantées ». Il est à la charge de l’établissement scolaire d’assurer l’encadrement des élèves (2 personnes minimum par classe) en coordination avec les animations prévues.
Avant le début du séjour, une convention est signée entre la Fondation du prieuré de Marcevol et l’établissement scolaire, précisant les engagements des partenaires.

 
Le programme pédagogique est élaboré en collaboration avec les enseignants concernés, avant le séjour.
Des animateurs qualifiés ont la responsabilité de l’organisation matérielle et du programme d’animation des classes de patrimoine en liaison avec les choix pédagogiques des enseignants. Cette démarche pédagogique s’oriente en général autour d’une réalisation centrale.

 

Les prestations comportent :

  1. l’hébergement en pension complète
  2. l’assurance
  3. l’animation par des animateurs spécialisés
  4. le matériel d’animation et de documentation
  5. le transport pendant le séjour

Les frais de transport jusqu’au prieuré de Marcevol et le retour sont à la charge de l’établissement scolaire ou facturés en sus.

 

Objectifs pédagogiques

  • « Vivre l’architecture »
  • DĂ©couvrir le patrimoine culturel et naturel d’un plateau mĂ©diterranĂ©en ;
  • Comprendre la formation et l’évolution des paysages ;
  • AcquĂ©rir des notions d’histoire et d’architecture ;
  • Apprendre Ă  coopĂ©rer dans les activitĂ©s et dans la vie collective ;
  • CrĂ©er un lien sensible avec la nature ;
  • Pratiquer de nouvelles activitĂ©s et techniques ;
Posté le fĂ©vrier 10, 2008 dans Sorties Ă  la journĂ©e | Commentaires fermĂ©s sur Sorties Ă  la journĂ©e

Tout au long de l’annĂ©e, nous accueillons des classes d’Ă©coles primaires, de collèges, des centres de loisirs et des Ă©tudiants pour des sorties Ă  la journĂ©e.
Nous proposons Ă  ces groupes des journĂ©es d’animation, de visites ou de formations. Les thèmes sont ceux de l’architecture, du paysage, de la nature, de l’agroĂ©cologie, de l’art contemporain…

Différents ateliers, randonnées, jeux ou séquences de formation peuvent être organisés. Contactez nous!

Posté le fĂ©vrier 4, 2008 dans English | Commentaires fermĂ©s sur Marcevol Priory

Marcevol Priory is situated at an altitude of 500 metres on a plateau overlooking the Tet Valley. The surrounding countryside is magnificent: to the north the Roc del Maure (775m), to the west the Pic de Bau (1025m), to the south the mystical Catalan peak- The Canigou (2785m). Not far from the priory is the 16th century chapel of ‘Notre Senyora de las Grades’, which overlooks the small hamlet.

Remains, such as a dolmen and an oppidum, show the existence of human occupation since the Neolithic era (4000BC). Traces of terrace cultivation,
pastoral tracks, green oaks, garrigue, and vines demark the Commune of Arboussols, to which the hamlet of Marcevol has been attached since 1822.

The Priory was built in the 12th century, by the religious order of Saint Sepulchre. In 1129 the Bishop of Elne donated them the small church of Nostre Senyora de las Grades, as well as some surrounding out-buildings. These were monks following the rules of Saint Augustine.

The Order of Saint Sepulchre was founded in 1099 after the crusades and the conquest of Jerusalem; its mission was to watch over Christ’s tomb. The Order quickly spread throughout Europe, and received possessions and donations. Marcevol was one of its communities from 1129 to 1484, the year the Pope ordered its dissolution.

In 1484 the building came under the aegis of a community of priests in the parish of Vinça. It was at this time that an altarpiece dedicated to the Virgin was installed in the apse. The community also attached itself to the pardons of the Virgin organisation. This was an old tradition associated with the mother of a Pope travelling to Compostella. She was later buried in the parish church. Marcevol thus became a place of pilgrimage, attracting hundreds of pilgrims hoping to obtain Grace and Indulgence. It is the most important pilgrimage in the Conflent, and every 3rd May a mass is celebrated in Marcevol.

During the French Revolution, the Priory was sold as a National Property; it became the centre of a large agricultural exploitation. The buildings suffered from lack of repair. Then in the 1970’s, to prevent further decay and ruin, the Association de Monastir de Marcevols started doing voluntary building work. They made the Priory into a centre for people with spiritual, artistic and therapeutic callings. In 2001 the association became the ‘Fondation du Prieurie de Marcevol’. It is recognised as a public utility, and continues its public vocation by offering accommodation for groups and school trips, and other cultural activities.

Architecture

The facade is orientated to the west. It is typical of 12th century Romanesque architecture: precision built with perfectly cut granite stone. The smooth characteristic of the stone is used to highlight the different materials in the composition.

The portal is made of pink marble from the quarries of Villefranche-de-Conflent. Two different coloured marbles are used for the lintel and the Tympanum . It is composed of an archivolt divided into several arches highlighted by a band of ‘dents d’engrenage’ . In the centre there is a door, with a fissured lintel and tympanum. The two doors are highly decorated with typical Catalan ironwork. Symmetric spirals nailed into the wood serve both to strengthen and decorate.

The window in pink marble has a similar composition to the portal. Much of the beauty of the facade is due to the existence of these two beautiful marble works in the stone wall. Also on the wall there are two pink marble plaques with inscriptions, marking the site of two tombs of 12th century priors.

The bell tower has been moved a little to the right, perhaps as a result of reconstruction after the earthquake of 1428.

To the right of the church, the present day entrance to the Priory is embedded in a wall built in many styles: herringbone , regular, sometimes
anarchic. The arrow slits and the gatehouse are evidence of the defensive role of the ramparts, probably built around the 14th century by demand
of the King of Aragon.

The cloister : in the interior of the courtyard, the presence of corbels on the south wall of the church and the foundations of the mur-bahut
show the existence of a former cloister, of which nothing remains.
However its existence was acknowledged in the 15th century, when the inhabitants of Arboussols came to take the oath to the new Prior.

The romanesque church was built between 1129 and 1160. Up until the early 11th century churches were usually built with wooden roofs. After the year 1000 the naves of churches were systematically covered with a stone vault, which became one of the characteristics of Romanesque architecture.

Saint Marie de Marcevol has three naves. The central nave is covered
with a rounded vault and opens out over the apse to the east. The vault
on the south side nave is lower and in the form of a quarter circle,
resting on the central nave. The one on the north has a different architecture,
and was probably reconstructed after the 1428 earthquake.

The walls of the Priory were completely covered with paintings. The south Apsidole still bears traces of a scene depicting Christ Pantocrator (from the Greek ‘pantos’: all, and ‘crator’: creator)

The scene shows Christ surrounded by angels seated in a ‘mandorle’. His right hand is raised in blessing and he is holding the Holy Scriptures
in his left. On each side we can see the letters from the Greek alphabet: ‘alpha and omega’, referring to the Apocalypse: « I am the alpha and the omega, the beginning and the end, he who is, who was, and will be, the Almighty ».

The flour miracle

The legend says that the mother of the direct successor to Saint Peter and the Papacy was buried in Marcevol. Here is the story: An old woman, on her way to Saint-Jacques-de-Compostelle, arrived at Marcevol. She stopped, tired after her climb. A storm was threatening. A man returning from Vinça, where he had been to mill his flour, stopped with his donkey. He saw the old woman; he took his flour from the donkey and took the woman to the Priory. Night fell and the storm broke. The old woman told the man not to worry about his sack of flour. The next day the man hurried back to fetch his flour, and he found the flour was completely dry. On returning to the Priory he found the old woman had died. After the solemn funeral service the old woman was buried under the altar of Notre Dame-de-las-Gradas

Posté le fĂ©vrier 13, 2007 dans 2007, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s sur Les troubadours chantent l’art roman

29 JUILLET 2007 Ă  18 H 00

Ensemble Witiza-Luis Barban

http://www.mick-rochard.com/CDO/luis/witiza.htm

ensemble-witiza.jpg

Spécialisés dans l’étude et l’interprétation de la musique médiévale, vocale et instrumentale, liturgique et profane, du VIe au XVe siècle, les
quatre chanteurs et instrumentistes de l’Ensemble Witiza nous apportent un éclairage particulier sur les contacts entre Orient et Occident à l’époque de l’élaboration de notre répertoire polyphonique.
Chants grégoriens, polyphonies rythmées et poèmes de lamentation du Codex Las Huelgas font écho à la subtilité des ornements de la musique persane, afin d’en découvrir les similitudes, divergences et influences. Une approche éclectique, rigoureuse et originale

Ghaetta

ensemble-ghaetta.jpgCet Ensemble créé en 1996 par Denyse Dowling s’est donné pour but de diffuser les musiques des XIIIe et XIVe en les abordant spécifiquement sur le plan instrumental.

Un répertoire dynamique d’Estampies Italiennes joué en duo conçu particulièrement pour les églises et leur acoustique naturelle qui met en valeur la sonorité des instruments anciens.

Denyse Dowling : flûtes à bec, chalémie et bombarde altob et Patrice Villaumé, vielle à roue ténor.

ghaetta-duo.jpg

Posté le fĂ©vrier 20, 2006 dans 2006, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s sur The two fiddlers

Opéra de Peter MAXWELL DAVIES

Direction musicale : William HEDLEY
Mise en scène : Bertille DE SWARTE
Solistes et chœur : groupe vocal IRVEM
Chorégraphies : Roger MEGUIN

1 – 2 et 3 septembre 2006

ComposĂ© en 1978, l’opĂ©ra pour enfants « The two fiddlers  » est un conte moderne et visionnaire des dĂ©rives de notre sociĂ©tĂ©. A l’Ă©poque oĂą la tĂ©lĂ©vision entrait progressivement dans les foyers, le compositeur anglais en percevait dĂ©jĂ  les consĂ©quences et les dĂ©rives qu’elle pouvait entraĂ®ner.

irvem.jpgPour Ă©veiller les consciences, Peter Maxwell Davies a situĂ© son Ĺ“uvre dans une mĂ©taphorique forĂŞt hantĂ©e par des trolls qui capturent une enfant. Elle s’appelle Storm. Cette jeune violoniste qui revenait d’un mariage dans la lointaine Écosse, se retrouve encerclĂ©e et priĂ©e par la roi et la reine de faire danser les trolls. Pour la remercier, ils lui demandent de faire un vĹ“u … « Je voudrais que mon peuple n’ait plus Ă  travailler aussi dur qu’il le fait » … Louable intention mais … qui se rĂ©vèlera lourde de consĂ©quences ! Commence alors pour le village de Storm une Ă©trange pĂ©riode, celle de l’oisivetĂ© sous domination trollienne …

C’est un groupe vocal mĂ©diterranĂ©en – L’IRVEM – qui prĂ©sentait en septembre 2006 ce bel opĂ©ra au prieurĂ© de Marcevol. L’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical MĂ©diterranĂ©e, est dirigĂ© par Bertille de Swarte qui assurait la mise en scène. Avec William Hedley Ă  la direction musicale, ils ont choisi d’y insĂ©rer une part de traduction française pour la comprĂ©hension en plus grand nombre.

pauline-langlois-et-jean-baptiste-solano.jpgUn superbe spectacle et aussi une belle rĂ©ussite pĂ©dagogique pour cette Ă©quipe composĂ©e d’acteurs et de musiciens dĂ©butants et confirmĂ©s. AccompagnĂ©s par Elise BrĂ©on au piano, CĂ©cile Teixidor au violon et Guillem Coste au sac de gemecs, Pauline Langlois de Swarte (voir photo ci-contre) dans le rĂ´le de Storm et Jean Baptiste Solano (voir photo ci-contre) dans celui de Gavin, c’est avec grand talent qu’ils ont redonnĂ© vie Ă  l’Ĺ“uvre si contemporaine de Peter Maxwell Davies.

Peter Maxwell Davies : compositeur

Depuis près de 40 ans, Peter Maxwell Davies est l’une des plus fortes personnalitĂ©s du monde musical britannique. Il a toujours su cultiver une grande diversitĂ© de styles, dĂ©veloppant une approche toujours plus originale quel que soit le genre tout en prĂ©servant son identitĂ© de compositeur.

Dès le milieu des annĂ©es 1950, il s’est forgĂ© un caractère crĂ©atif unique en associant les dernières subtilitĂ©s de la musique sĂ©rielle de l’Europe d’après-guerre, Ă  un profond intĂ©rĂŞt pour les musiques anciennes. De plus, il a acquis une grande rigueur sous la direction de Petrassi. Ses Ă©tudes Ă  Princeton aux Etats-Unis auprès d’Earl Kim, Roger Sessions et Milton Babbitt l’incitèrent Ă  produire des oeuvres plus ambitieuses. Outre l’achèvement du premier acte de l’opĂ©ra Taverner, il Ă©crivit sa Seconde Fantaisie sur un `in nomine’ de John Taverner. A partir du milieu des annĂ©es 1960, la maĂ®trise technique de Maxwell Davies lui a permis de rĂ©pondre aux exigences de l’opĂ©ra grâce Ă  une musique d’une exceptionnelle intensitĂ©, telle l’une de ses pièces les plus connues, Eight Songs for a Mad King, s’appuyant sur une forme d’expression radicale alors inĂ©dite en Grande-Bretagne. Il s’ensuivit une sorte d’avant-garde britannique Ă  la fin des annĂ©es 1960, dont Maxwell Davies fut l’un des principaux reprĂ©sentants.

Il Ă©crivit sa Première Symphonie en 1976. Un opĂ©ra de chambre, The Martyrdom of St Magnus, inaugura en 1977 le St Magnus Festival, que Maxwell Davies dirigea pendant dix ans. En 1979, Black Pentecost fut composĂ© dans le cadre d’une campagne contre l’exploitation de minerai d’uranium dans les Orcades. L’opĂ©ra de chambre The Lighthouse vit le jour l’annĂ©e suivante. Les annĂ©es 1980 furent particulièrement fructueuses, avec trois nouvelles symphonies, The No 11 Bus, l’opĂ©ra Resurrection, le triptyque orchestral comprenant Into the Labyrinth, et l’amorce de la sĂ©rie des Strathclyde Concertos, commande du Scottish Chamber Orchestra, financĂ©e par le Conseil RĂ©gional du Strathclyde. Les dix Strathclyde Concertos furent achevĂ©s durant la première moitiĂ© des annĂ©es 1990, suivis des Concertos pour piano et piccolo. Maxwell Davies composa deux autres symphonies et de nombreuses autres partitions orchestrales, dont cinq pièces d’après ses souvenirs d’enfance Ă  Manchester. Il Ă©crivit ensuite l’opĂ©ra The Doctor of Myddfai, la cantate The Three Kings, et l’oratorio Job. Il convient aussi de mentionner la participation continue de Maxwell Davies Ă  l’enseignement de la musique. On lui doit des pièces pour jeunes instrumentistes, dont les opĂ©ras The Two Fiddlers et Cinderella. Quant Ă  ses partitions pour musiciens professionnels, elles embrassent toute une palette de styles, rĂ©vĂ©lant une tendance croissante Ă  combiner diffĂ©rentes facettes au sein d’une mĂŞme pièce. La vitalitĂ© permanente de la musique de Peter Maxwell Davies tient Ă  sa capacitĂ© d’inventer de nouvelles idĂ©es.

Bertille de SWARTE : direction artistique

Etudes : Chant, Art lyrique, Histoire de la musique.
Elle perfectionne sa technique de chant avec le phoniatre Benoît Amy de la BRETEQUE ; s’intéressant particulièrement à la pédagogie vocale, elle crée en 1988 l’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical Méditerranéen (IRVEM) qu’elle dirige actuellement.

Elle étudie les répertoires anciens, est engagée dans la «Compagnie Musicale Catalane », dirigée par Josep Cabré. Elle enregistre quatre disques pour orgue et plain-chant baroque avec Marie-Claire ALAIN, Olivier VERNET et Frédéric MUNOZ.

Elle se passionne pour les liens entre le texte musical et les différents moyens d’expression artistiques.

L’IRVEM : Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical Méditerranée

Depuis 1988, cette association permet de rapprocher chanteurs, professeurs de chant, phoniatres, orthophonistes, autour d’une même préoccupation : la voix et sa pédagogie.

Deux principes guident l’action de l’association : le respect de l’élève, de son rythme d’évolution, de ses choix artistiques. La recherche d’outils pédagogiques permettant à tous ceux qui le souhaitent, d’arriver à la maîtrise de leur voix. Magnifier la voix, en transcender les limites habituelles pour la mettre au service de l’expression artistique, voilà l’objet des études de chant. Mais comment le faire de façon cohérente et méthodique ? Comment le faire sans violenter l’appareil vocal ni l’élève chanteur ? Comment le faire sans faiblesse, avec exigence et dynamisme ?

C’est à ces questions que s’efforce de répondre la démarche pédagogique développée par Bertille de Swarte, directrice artistique de l’IRVEM, en s’appuyant sur les travaux de recherche de Benoît Amy de la Bretèque, phoniatre et professeur de technique vocale.
L’équipe pédagogique est composée de plusieurs professeurs ayant à cœur de mettre en commun leurs compétences et leur amour de l’enseignement.

En atelier ou en stage, tout est abordĂ© : la maĂ®trise de la respiration, la mise en relation du souffle et de la vibration, la rĂ©sonance, le style, la diction, la musicalitĂ©…

Toutes les formes de chant sont envisagées suivant le désir de l’élève : musique ancienne (médiévale, renaissance, baroque), chant choral, chant lyrique, musique traditionnelle, chanson française et étrangère.

William HEDLEY : direction musicale

William Hedley est né à Wigan, au Nord de l’Angleterre, en 1952. Il habite dans l’Aude avec sa famille depuis 1989.

Il fait ses études au Royal Collège of Music et au King’s Collège de l’Université de Londres, où il se spécialise dans la composition et la musique du 20ème siècle.
Pendant plus de treize ans, il dirige les chœurs et orchestres des établissements où il enseigne également comme professeur.

Il est critique musical pour le site Internet www.musicweb.uk.net.
Chef permanent du Chœur Départemental de l’Aude depuis 1993, il dirige le Chœur Régional « A Chœur Joie » Languedoc –Roussillon depuis 1998.

En septembre 2001, il est sollicité pour prendre la direction musicale de l’ensemble de dix chanteurs « Colore di Voce »

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