Posté le fĂ©vrier 22, 2004 dans 2004, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s

Opéra de Benjamin Britten

Direction musicale : William Hedley
Solistes chƓur et orchestre du Groupe Vocal MĂ©diterranĂ©en-IRVEM
Mise en scĂšne : Bertille de Swarte
Chorégraphies : Brigitte Chaplin

Court-métrage : conception Bertille de Swarte
RĂ©alisation : Guillaume Fizet

1- 4 & 5 septembre 2004

Durant l’étĂ© 2004, Marcevol en Musique a accueilli un spectacle original associant la musique et l’image cinĂ©matographique, dans la partition d’un opĂ©ra pour enfants.
Entre la musique de l’anglais Benjamin Britten et l’histoire de cette petite Ăźle de pĂȘcheurs si rĂ©solument installĂ© dans le Sud, un lien s’est crĂ©Ă© : celui de la survivance et du don. Dans ce spectacle d’une heure quinze pour solistes, chƓur d’enfants, danseurs et orchestre, on a vu l’OpĂ©ra de Britten jouer avec les images du court-mĂ©trage, vĂ©ritable partition cinĂ©matographique qui, Ă  son tour, lui donnait la rĂ©plique.

DĂ©cor : une voile de bateau
Le film :

Une Ăźle de pĂȘcheurs, un hameau en ruines, un homme, une femme, seuls habitants de l’Ăźle.
Une tempĂȘte s’annonce, et oblige l’homme Ă  rentrer plus tĂŽt de sa pĂȘche.
L’opĂ©ra : Dans une longue procession, l’assemblĂ©e chante « Seigneur JĂ©sus, pense Ă  moi, purifie-moi de mes pĂ©chĂ©s…. Dieu se manifeste Ă  NoĂ© : « Moi, Dieu, qui du nĂ©ant ai fait Terre, Ciel, Tout ce qui est.. Mon peuple est le sujet de mon courroux. Or, je jure de dĂ©truire toutes crĂ©atures.. .De ce monde condamnĂ©, toi seul, NoĂ©, sera sauvĂ© avec ta femme et tes trois fils et celles qui leur sont mariĂ©es. » NoĂ© rĂ©veille ses fils et leurs femmes, et leur demande de l’aider Ă  construire une Arche…Madame NoĂ© ne comprend pas la gravitĂ© de la situation, se moque de son mari et ricane avec ses amies.

Le film :

Dans leur maison, l’homme et la femme s’apprĂȘtent Ă  se protĂ©ger de l’eau qui tombe avec force du ciel. Ils entassent soigneusement des sacs de sable contre la porte.
L’opĂ©ra : Pendant ce temps, NoĂ© et ses enfants ont construit l’Arche. Ils montent le mĂąt et accrochent la voile. NoĂ© demande Ă  sa femme d’embarquer, elle refuse : « Cela ne me plait guĂšre, tu ferais mieux de te taire ! » « Madame ! Ce que je vous dis, il faut le faire ! » «Non! » Dieu se met en colĂšre : «NoĂ©, fais ton mĂ©tier de chef….. »

Le film :

Le soir descend ; l’homme et la femme entendent un sanglot Ă  travers le bruit de la pluie.
L’homme ouvre la porte sur un enfant inconnu, trempĂ©.
L’opĂ©ra : NoĂ© appelle les animaux et les invite Ă  monter dans l’Arche. Une dispute Ă©clate entre NoĂ© et sa femme qui ne veut pas quitter son village ni abandonner ses amies. « II faut tenter de les sauver ! » Les commĂšres voient l’eau s’approcher et commencent Ă  avoir peur. La femme de NoĂ© brave son mari ; avec ses amies elle boit pour se donner du courage. Le dĂ©luge engloutit peu Ă  peu les commĂšres. Les fils de NoĂ© attrapent leur mĂšre et la hissent sur le bateau.
Le film et l’opĂ©ra :
Une gigantesque tempĂȘte s’abat sur la terre. Dans la petite maison qui commence Ă  ĂȘtre inondĂ©e, l’homme et la femme restent sereins et s’occupent de l’enfant…. Dans l’opĂ©ra, les habitants de l’Arche entonnent un cantique : « ProtĂšge, Seigneur, ceux qui sont en pĂ©ril sur la mer… »
L’opĂ©ra : La tempĂȘte s’est calmĂ©e ; NoĂ© dit : « Quarante nuits ont passĂ©, Ă  toi corbeau de t’envoler vers branche ou bien rocher. Terre sĂšche oĂč te poser, espoir nous sera ». Le corbeau s’envole et ne revient pas, mais la colombe envoyĂ©e par NoĂ© rapporte un rameau d’olivier. Les animaux et la famille de NoĂ© remercient Dieu et chantent « AllĂ©luia ». L’univers se reconstruit : le soleil et la lune apparaissent ainsi que les Ă©toiles et toutes les planĂštes. Les habitants de la terre quittent l’Arche.
Le film :
Dans la maison, l’eau s’est retirĂ©e…
L’homme et la femme adoptent l’enfant.

Bertille de SWARTE

Etudes : Chant, Art lyrique, Histoire de la musique.
Elle perfectionne sa technique de chant avec le phoniatre BenoĂźt Amy de la BRETEQUE ; s’intĂ©ressant particuliĂšrement Ă  la pĂ©dagogie vocale, elle crĂ©e en 1988 l’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical MĂ©diterranĂ©en (Irvem) qu’elle dirige actuellement.

Elle étudie les répertoires anciens, est engagée dans la «Compagnie Musicale Catalane », dirigée par Josep Cabré. Elle enregistre quatre disques pour orgue et plain-chant baroque avec Marie-Claire ALAIN, Olivier VERNET et Frédéric MUNOZ.

Elle se passionne pour les liens entre le texte musical et les diffĂ©rents moyens d’expression artistiques.

Scénographies :
– « Agrumes
 » Musiques et PoĂ©sies d’auteurs MĂ©diterranĂ©ens, (2001)
– Adaptation littĂ©raire du livre de Ch. DICKENS pour la comĂ©die musicale « Oliver Twist », qu’elle met en scĂšne avec les Ă©lĂšves de l’Irvem. (2002).

William HEDLEY

William Hedley est nĂ© Ă  Wigan, au Nord de l’Angleterre, en 1952. Il habite dans l’Aude avec sa famille depuis 1989.

Il fait ses Ă©tudes au Royal CollĂšge of Music et au King’s CollĂšge de l’UniversitĂ© de Londres, oĂč il se spĂ©cialise dans la composition et la musique du 20Ăšme siĂšcle.

Pendant plus de treize ans, il dirige les chƓurs et orchestres des Ă©tablissements oĂč il enseigne Ă©galement comme professeur.

Il est critique musical pour le site Internet www.musicweb.uk.net.

Il est chef permanent du ChƓur DĂ©partemental de l’Aude depuis 1993, dirige le ChƓur RĂ©gional « A ChƓur Joie » Languedoc –Roussillon depuis 1998. En septembre 2001, il est sollicitĂ© pour prendre la direction musicale de l’ensemble de dix chanteurs « Colore di Voce »

Brigitte CHAPLIN

Brigitte Chaplin fait toutes ses Ă©tudes Ă  l’école de Danse de l’OpĂ©ra de Paris, de 1964 Ă  1971.

Elle travaille avec de grands maĂźtres tels : Rita THALIA, MaĂźtre Serge PERETTI, MaĂźtre Raymond FRANCHETTI, MaĂźtre Gilbert MAYER, Christiane BAUSSARD et MaĂźtre Paul GOUBE.

De 1975 Ă  1977, elle participe Ă  de nombreuses reprĂ©sentations au ThĂ©Ăątre National de l’OpĂ©ra de Paris ; puis elle est engagĂ©e par Roland PETIT au sein de sa compagnie du Ballet National de Marseille oĂč elle danse tant en France qu’à l’étranger : (MontrĂ©al, Toronto, Naples, etc
)

RemarquĂ©e par Peter VAN DICK, elle rejoint ensuite le Ballet du Grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve, oĂč elle crĂ©era avec lui certains ballets.

De retour en France, elle obtient le Certificat d’Aptitude de l’Enseignement de la Danse Classique. Elle s’installe Ă  Perpignan oĂč elle devient Chef du DĂ©partement de Danse Classique au Conservatoire National de RĂ©gion de cette ville.

Guillaume FIZET

Guillaume FIZET est diplĂŽmĂ© de l’Ecole SupĂ©rieure d’Arts Graphiques de Paris, (mention trĂšs bien).

Cherchant Ă  concilier sa passion pour le cinĂ©ma et les arts graphiques, il travaille l’image et la typographie sur diffĂ©rents supports vidĂ©o. Il travaille rĂ©guliĂšrement pour plusieurs chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision (France 5, France 2, Eurosport…)

Il réalise des clips vidéo sur des musiques trÚs éclectiques.(Radiohead, Davis Bowie, Dj Shadow).
Il a rĂ©alisĂ© un court mĂ©trage « Insectus » et en prĂ©pare un autre oĂč il mĂȘle prises de vue et trucages numĂ©riques.

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Posté le fĂ©vrier 22, 2004 dans 2004, Archives, Expositions | Commentaires fermĂ©s
Conception et installation : Emil CIESLAR
Musiques : Joanna BRUZDOWICZ
du 9 au 18 juillet 2004 Ă  18 H 00

« Musique de Couleurs » fut un concert de couleurs, une expĂ©rience artistique nĂ©e de la rencontre entre un plasticien et une compositrice de musique contemporaine dans une Ă©glise romane … Marcevol transformĂ© en un espace vibrant de lumiĂšre et de sons ! Sur l’écran de « l’orgue de couleurs », instrument inventĂ© par Emil Cieslar, des sĂ©quences de lumiĂšre et des ombres colorĂ©es selon un dĂ©roulement mĂ©lodique sur la musique de Joanna Bruzdowicz.

Joanna Bruzdowicz

Née à Varsovie, Polonaise et Française, elle est considérée par la critique internationale, comme un des compositeurs les plus originaux de notre époque.
AprÚs la maßtrise « es arts » au Conservatoire Supérieur de Musique « Frédéric Chopin » de Varsovie, elle a étudié comme boursiÚre du Gouvernement Français à Paris avec Nadia Boulanger, Olivier Messiaen et Pierre Schaeffer.
Son Ɠuvre comporte de la musique de chambre, des symphonies, 5 opĂ©ras, de la musique Ă©lectroacoustique et des musiques de film.

Sa constante collaboration avec AgnĂšs Varda, commencĂ©e par le film « Sans toit, ni loi » ( Lion d’Or – Venise 1985) a fait connaĂźtre sa musique dans le monde entier.
Les critiques saluent son « extraordinaire talent musical et dramatique. Un langage musical naturel et en mĂȘme temps sophistiquĂ©, accessible au large public
. » (Antoine GolĂ©a)

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Emil Cieslar

NĂ© en 1931, il fait partie des personnages importants de l’art contemporain polonais. Pendant les annĂ©es 1960 Ă  1970, il fut l’un des crĂ©ateurs d’un art indĂ©pendant, engagĂ©, libre de pressions idĂ©ologiques.
Il poursuit ses recherches sur les couleurs depuis 1982.

« Musique de Couleurs » s’est inscrit dans la programmation de Nova Polska, une Saison polonaise en France, qui proposa de mai Ă  dĂ©cembre 2004, plus de cinq cents manifestations dans toutes les disciplines de l’art et de la culture.
Cette programmation rĂ©pondait Ă  un triple objectif : montrer l’ancrage europĂ©en de la Pologne, rendre compte de la relation singuliĂšre, intellectuelle et artistique, qui unit nos deux pays, proposer un Ă©tat de la crĂ©ation des quinze derniĂšres annĂ©es qui puisse rĂ©vĂ©ler aux français l’ampleur des bouleversements qu’a connu la Pologne depuis 1989.

Le programme des expositions montrait comment les grands mouvements intellectuels et artistiques des deux derniers siĂšcles, ont rythmĂ© l’histoire commune de la Pologne et de l’Europe. Il a permis au public français de faire un constat : bien avant son intĂ©gration dans l’Europe, la Pologne Ă©tait dĂ©jĂ  un pays europĂ©en.

Programme

« Musique de couleurs »
PremiĂšre Partie

« CathĂ©drale Ă  Barcelone » – pour orchestre.
Orchestre de la Radio et Télévision Polonaise. Dir. T.Wojciechowski

Ouverture de l’opĂ©ra musical « Tides and Waves », sur un livret de Joanna Bruzdowicz et Jilrgen Tittel, dont la crĂ©ation mondiale a eu lieu Ă  l’Unesco Ă  Paris et Ă  Barcelone en 1992, suivie de la production polonaise sur le bateau de guerre utilisĂ© comme scĂšne Ă  Gdansk en 1997.
Cet opĂ©ra est dĂ©diĂ© aux jeunes d’aujourd’hui, en Europe et ailleurs, souvent pessimistes et concernĂ©s par leur futur, faciles proies de drogues et d’abus ainsi qu’Ă  l’importance de l’art et de la musique, qui peuvent aider la jeunesse Ă  avoir le courage d’affronter la vie.

« Stabat Mater » pour chƓur Ă  cappella
Ensemble « Ochtoechos », dir. Lanfranco Menga
Enregistrement Hve au festival Ă  Fiuggi, Italie

Quatre parties de ce chant Ă  cappella, pour chƓur mixte, sur un texte latin mĂ©diĂ©val Ă  la gloire de la Sainte Vierge au pied de la Croix – ont Ă©tĂ© commandĂ©es en 1993 par la ville de Los Angeles, USA, pour la commĂ©moration de la crĂ©ation en 1933 du musĂ©e « Jan Styka » (grand peintre polonais du XIX/XX° siĂšcle) par I.J. Paderewski, pianiste, compositeur et homme d’Ă©tat polonais et des notables de la ville de Los Angeles – au « Forest Lawn » – pour y exposer la plus grande toile du monde (env.60 m/10 m) de ce peintre, Ă©voquant la passion de JĂ©sus Christ.
Pendant ce concert le Président de la Pologne a remis les plus hautes distinctions posthumes aux héritiers des bienfaiteurs de ce musée.

DeuxiĂšme Partie

« II Pianto del Phoenix » (« La Plainte de Phoenix »)
.. Allegro con bravura, dramatico
.. Andante cantabile, Ă  la fuga
.. Vivo con agitazione

Concerto pour violoncelle et orchestre symphonique.
Enregistrement live pendant la création mondiale en septembre 1994
Ă  Lublin, Pologne, par Orchestre Philharmonique de Lublin sous la direction de
W. Michniewski ; soliste : Tomasz Strahl

Ce concerto a Ă©tĂ© dĂ©diĂ© au 50Ăšme anniversaire de l’Insurrection de Varsovie, du 1er AoĂ»t au 30 Septembre 1944, un an aprĂšs le soulĂšvement du ghetto. A l’issue d’une bataille hĂ©roĂŻque de la RĂ©sistance polonaise contre l’occupant nazi, 600 000 habitants de la ville martyre ont pĂ©ri et Varsovie a Ă©tĂ© entiĂšrement brĂ»lĂ©e. Comme dans la lĂ©gende autour de l’oiseau Phoenix, Varsovie aussi a resurgi de ses cendres. En 2004, on a cĂ©lĂ©brĂ© les 60 ans de sa nouvelle existence.

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Posté le fĂ©vrier 23, 2003 dans 2003, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s

Daniel CUILLER (violon)
Anne CHEVALLEREAU (violon)
Emmanuel SCHRICKE (violon)
Emmanuel JACQUES (violoncelle)
Dominique FERRAN (orgue et clavecin)

20 juillet 2003

Vers le dĂ©but du XVIIe siĂšcle, le style musical en Europe se transforme radicalement. Les modes d’expression se libĂšrent, les instruments Ă©voluent et les compositeurs, eux-mĂȘmes violonistes, en repoussent les limites techniques. La richesse d’invention de cette musique instrumentale est la principale source d’inspiration de Stradivaria, crĂ©Ă© en 1987.

CrĂ©Ă© en 1987, STRADIVARIA concentre ses activitĂ©s autour de la musique baroque et classique (XVII° – XVIII° siĂšcles). Plusieurs de ses enregistrements font rĂ©fĂ©rence avec des programmes consacrĂ©s Ă  M. Corrette, F. Francoeur, J-Ph. Rameau, J-M Leclair, F-X. Richter, et plus rĂ©cemment « Corelli & Co », « A tre violini », et trois Stabat Mater italiens.

Stradivaria privilĂ©gie Ă©galement le rĂ©pertoire pour cordes, de la sonate, au dĂ©but du XVII° siĂšcle (Fontana, Buonamente, Ucellini, Marini…) jusqu’aux plus fameux concerti de l’Ecole vĂ©nitienne.

Aujourd’hui STRADIVARIA oriente son rĂ©pertoire vers de grandes productions lyriques principalement consacrĂ©es Ă  la musique française sans nĂ©gliger les trĂ©sors symphoniques que recĂšle le fonds musical des autres nations. Il co-produit ses enregistrements avec l’Abbaye de Fontevraud, le Festival de SablĂ©, « Alsace, terre de culture » et le centre musical de la BaliniĂšre Ă  RezĂ©.

A chaque production de Stradivaria peut s’associer une action pĂ©dagogique ou une master-class articulĂ©e autour des thĂšmes choisis pour le concert. Stradivaria participe Ă©galement Ă  des soirĂ©es de gala organisĂ©es par de grandes institutions et entreprises (Conseil RĂ©gional des Pays de la Loire, Cadre Noir de Saumur, Gaz de France, CrĂ©dit Lyonnais
).

Traditionnellement basĂ© dans les Pays de la Loire, Stradivaria se produit rĂ©guliĂšrement dans les festivals en France et Ă  l’étranger.

Programme du concert du 20 juillet 2003 au Prieuré de Marcevol

« a tre violini »
Trois violons dans les cours d’Europe au XVIIùme siùcle

1Ăšre partie

Giovanni Batista FONTANA (? — 1630)
Sonata 16

Giovani Batista BUONAMENTE (1600-1642)
Sonata a tre violini (1636)

Johann Ernst RIECK (1630—1704)
Suite de danses n° 6 (1658)
Ballet, Courante, Sarabande, Gavotte

Girolamo FRESCOBALDI ((1583—1643)
Toccata undecima per il cembalo

Henri PURCELL (1659-1695)
Three Parts upon a ground

2Ăšme partie

Biagio MARINI (1587?- 1663)
Sonata in eco

Johann Heinrich SCHMELZER (1621 — 1680)
Sonata a tre violini (RĂ© Majeur)

Johann Ernst RIECK (1630—1704)
Suite de danses n°8 (1658)
Ballet, Courante, Sarabande, Gavotte

Marco UCELLINI (1603-1680)
Sinfonia nona a tre violini (opus 9, 1667)

Johann PACHELBEL 1653— 1706)
Canon e giga


Biagio MARINI (Brescia 1587? – Venise 1663)

AdĂ©butĂ© sa carriĂšre de violoniste Ă  St Marc de Venise sous la direction de Monteverdi en 1615. On le retrouve Ă  la cour de Parme vers 1621-23. Il voyageait alors beaucoup et servit un certain temps comme Kapellmeister Ă  la cour de Neuburg sur le Danube. Revenu en Italie en 1649, il finit sa vie entre Brescia et Venise. La musique instrumentale occupe le premier plan de son Ɠuvre. Marini publia 22 livres entre 1617 et 1655 ; il apparaĂźt comme une figure marquante du violon en Italie. Dans son opus 8 (1629) on trouve une distinction claire entre sonata et sinfonia. Il adpote un style d’écriture pour les cordes en avance sur son temps. La sonata in ecco est extraite de l’un de ses premiers recueils connus publiĂ© Ă  Venise en 1617 alors que la ciaconna date de 1655.

Giovanni Battista FONTANA ( ? – Padoue 1630)

Violoniste, fut l’une des figures marquantes de l’histoire des dĂ©buts de la sonate. La connaissance de sa vie et de son travail est limitĂ©e Ă  un seul recueil retrouvĂ© dix annĂ©es aprĂšs sa mort et publiĂ© sous le titre “Sonate a 1.2.3 per il violino, o cornetto,fagotto,chitarone,violoncino o simile altro instrumento”. DivisĂ©es en de nombreuses sections contrastĂ©es, elles sont caractĂ©risĂ©es par un style rythmĂ©, nerveux et complexe, doublĂ© d’une ornementation Ă©laborĂ©e, surtout pour les parties solistes. L’importance de Fontana dans l’évolution du rĂ©pertoire pour violon fait dire au musicologue W. Appel : « Fontana apparaĂźt comme un trĂšs important -voire le plus important- maĂźtre de la musique pour violon du dĂ©but de l’ùre baroque… »

Girolamo FRESCOBALDI (Ferrare 1583 – Rome 1643)

Partite sopra Follia ( libro primo).
Cette piÚce se trouvait déjà dans la premiÚre édition de 1615, aux cÎtés des 12 Toccatas, de 4 courantes et de trois autres séries de variations.
La Follia dĂ©veloppe ici une basse qui n’a rien avoir avec le thĂšme Corellien si cĂ©lĂšbre autour de 1700. Il s’agit en rĂ©alitĂ© d’un thĂšme qui en d’autres lieux Ă©tait appelĂ© Fidele ou Fedele, thĂšme Ă©galement utilisĂ© par les clavecinistes napolitains : Mayone (1603), Trabaci (1603) ou Lambardo.
Pour l’exĂ©cution des piĂšces Ă  variations, il ne faut pas oublier la mention faite par Frescobaldi dans sa prĂ©face :
« Dans les parties quand on trouvera des passagi et affetti, il sera bon de prendre un tempo largo ; ce qu’on observera aussi dans les toccate ; les autres partite ne comprenant pas de passagi pourront ĂȘtre jouĂ©es plutĂŽt allegro dans la mesure, laissant au bon goĂ»t et Ă  la finesse de jugement de l’exĂ©cutant la conduite du tempo dans lequel rĂ©side l’esprit et la perfection de cette maniĂšre et de ce style de jeu ».

Giovanni Battista BUONAMENTE (Mantoue 1600 ? – Assise 1642)

Violoniste et chanteur. Il dĂ©buta sa carriĂšre Ă  la cour des Gonzague puis devint « musicista da camera » de l’Empereur Ă  Vienne (c.1626-29). Il passe rapidement Ă  Bergame et Parme avant d’ĂȘtre nommĂ© maĂźtre de chapelle Ă  St François d’Assise (1633). Buonamente explore souvent le potentiel technique du violon ainsi que le contrepoint. La plupart de ses piĂšces de musique sacrĂ©e sont aujourd’hui perdues et seuls quatre recueils de musique pour violon, parus en 1626,1629,1636 et 1637 subsistent de son Ɠuvre,. La sonata a tre violini est parue en 1636 sous le titre “Sonata e canzoni a due, tre ,quattro, cinque e a sei voci del Cavalier Gio. Battista Buonamente Maestro di Cappella nel Sacro Convento di S. Francesco d’Assisi, libro sesto”.

Henry PURCELL (Londres 1659 – Westminster 1695)

Choriste de la chapelle Royale Ă  10 ans, il fut l’élĂšve de John BLOW. NommĂ© compositeur ordinaire pour les violons en 1677, il prend la succession de Blow comme organiste Ă  la l’abbaye de Westminster et devient l’un des trois compositeurs de la chapelle royale (1682). Ses Ɠuvres sont fort nombreuses et touchent tous les styles. Outre Dido and Aeneas qui est le premier grand opĂ©ra anglais, l’essentiel de son Ɠuvre est consacrĂ©e Ă  la scĂšne. IntĂ©ressĂ© par le rĂ©pertoire instrumental, il composa 24 sonates,14 fantaisies, 3 ouvertures, 5 pavanes et quelques belles pages de musique sacrĂ©e. La source principale du recueil intitulĂ© “Three Parts upon a Ground” est un manuscrit recopiĂ© par une main inconnue Ă  la fin du XVII° siĂšcle et conservĂ© Ă  la British Library Royal Music .

Marco UCCELLINI (1603 – Forlimpopuli 1680)

MaĂźtre de chapelle et compositeur travailla principalement Ă  la cour de ModĂšne oĂč il devint chef de la musique en 1641. Dans la mĂȘme ville, il est nommĂ© maĂźtre de chapelle de la cathĂ©drale en 1647. Egalement maĂźtre de chapelle Ă  Parme dĂšs 1665, il termine sa carriĂšre Ă  la cour des Farnese. Uccellini laissa une oeuvre importante pour la scĂšne et l’église dont au moins sept recueils de musique pour le violon. Ses sonates (1639-49) sont remarquables par leur unitĂ© thĂ©matique, l’utilisation du chromatisme et une technique trĂšs en avance pour l’époque. Il est le seul Ă  nous avoir laissĂ© plusieurs sonates pour trois violons et basse, dont celle en sol mineur de 1667

Johann Heinrich SCHMELZER (Scheibbs 1621 – Prague 1680)

Apassé sa vie à Vienne
oĂč il fut violoniste Ă  la cour (1630-40) puis Ă  l’orchestre de cour (1649), vice Kapellmeister (1671 Ă  1679) et enfin Kapellmeister (1679 – 80). Premier non italien Ă  publier des recueils de sonates, sa virtuositĂ© et l’originalitĂ© de sa crĂ©ativitĂ© lui permirent
d’imposer un style qui en fit un modùle pour les autrichiens. Compositeur officiel avant
Biber, il publia 150 suites de ballet pour la cour et plus de 100 sonates. Chaque ouvrage se compose de deux Ă  neuf danses sĂ©parĂ©es, souvent regroupĂ©es par thĂšme, certaines incluant des Ă©lĂ©ments de musique folklorique. La production prolifique de Schmelzer comprend Ă©galement 200 Ɠuvres sacrĂ©es et de nombreuses piĂšces de musique vocale profane.

Johann Ernst RIECK (Strasbourg 1630 – Eckbolsheim 1704)

Organiste. Evoluant dans une famille de musiciens strasbourgeois, Rieck apprend l’orgue auprĂšs de son pĂšre dont il prendra la succession quelques jours aprĂšs son dĂ©cĂšs Ă  la tribune de St Thomas le 19 juin 1652. Il anime la vie musicale du lieu en composant de la musique concertante et quitte ses fonctions en 1681 pour finir sa vie Ă  Eckbolsheim. Ses compositions strasbourgeoises, fortement influencĂ©es par le style des 24 violons de Louis XIII soulignent l’émergence d’un style europĂ©en. Cette forme de suite de danses sera peu Ă  peu adoptĂ©e par toutes les cours. Les deux Ballets pour trois violons dont nous assurons la re-crĂ©ation font partie d’un recueil qui a Ă©tĂ© publiĂ© en 1658.

Johann PACHELBEL (Nuremberg 1653 – 1706)

Fut un musicien cĂ©lĂšbre dont la brillante carriĂšre Ă©tait consacrĂ©e essentiellement Ă  la musique d’église tant luthĂ©rienne que catholique. Organiste Ă  la cour d’Eisenach en 1677, c’est Ă  Erfurt qu’il assied sa rĂ©putation d’organiste (1678), de compositeur et de pĂ©dagogue. Il se lie d’amitiĂ© avec la famille Bach et a pour Ă©lĂšve Johann Christoph qui sera plus tard le professeur de Johann Sebastian. Sa musique d’orgue et principalement ses chorals, de tout premier ordre, font de Pachelbel l’un des principaux prĂ©dĂ©cesseurs de Johann Sebastian Bach. C’est cependant son trĂšs cĂ©lĂšbre Canon qui perpĂ©tue aujourd’hui son oeuvre aux yeux du grand public.

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Posté le fĂ©vrier 23, 2003 dans 2003, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s

Alexis OBOLENSKY (contre ténor)
Joël POYTOU (ténor)
Grigor OBOLENSKY (baryton)
Alexis JANKIN (basse)

RĂ©cital / 13 juillet 2003

Le Quatuor vocal russe de Nice a Ă©tĂ© fondĂ© en 1978. La naissance Ă  Nice d’un tel ensemble n’est pas fortuite. FrĂ©quentĂ©e depuis le XIXĂšme siĂšcle par les russes, Nice devient aprĂšs 1917 un des lieux oĂč viennent se fixer un grand nombre d’émigrĂ©s. La tradition liturgique de l’église orthodoxe russe n’y a pas connu de rupture.

L’un des buts du Quatuor est de faire entendre la musique liturgique russe non comme une musique exotique, mais comme une musique europĂ©enne au cheminement original, dont la source est, comme pour les musiques sacrĂ©es occidentales, le chant monodique (ou « znamenny ». Ce chant est, dans la musique liturgique des pays slaves, le pendant du chant grĂ©gorien.
Le Quatuor vocal russe de Nice fusionne quatre timbres : un contre-tĂ©nor, un tĂ©nor, un baryton et une basse. Si le rĂ©pertoire du Quatuor couvre toutes les Ă©poques de la musique sacrĂ©e de l’église russe, il s’attache plus particuliĂšrement Ă  l’interprĂ©tation de mĂ©lodies anciennes et d’Ɠuvres des compositeurs de la premiĂšre moitiĂ© du XXĂšme siĂšcle de l’Ecole de Moscou, trĂšs actifs dans le domaine liturgique jusqu’à la RĂ©volution : KASTALSKY, KOPYLOV, BORTNIANSKY, TCHESNOKOV, TCHAIKOVSKY.

Certains s’étonneront du caractĂšre intĂ©riorisĂ© de ces chants. Il faut savoir que la tradition orthodoxe n’admet que la voix humaine dans la cĂ©lĂ©bration liturgique. Par leur sobre intĂ©rioritĂ©, ces chants s’effacent devant l’essentiel, la priĂšre.
Les quatre voix Ă©galisent leur discours, ne cherchant pas Ă  paraĂźtre, mais Ă  ĂȘtre. La musique sert le texte. Ces textes trĂšs anciens, rĂ©guliĂšrement utilisĂ©s dans les offices, sont communs Ă  l’ensemble de l’église orthodoxe ; ils sont chantĂ©s en slavon, langue liturgique restĂ©e en usage dans l’église russe.

Programme du RĂ©cital du 13 juillet 2003

1Ăšre partie

1. BĂ©nis le Seigneur, ĂŽ mon Ăąme… (Versets du ps.103) M. IPPOLITOV-IVANOV (1859-1935)

2. Hymne Ă  la Vierge de Kazan Paul TCHESNOKOV (1877-1944)

3. Salutation angĂ©lique (« Je vous salue, Marie… ») Nicolas KEDROFF (XXĂš s.)

4. Cantique de SimĂ©on (« Maintenant, ĂŽ MaĂźtre, tu peux … ») A. KASTALSKY (1856-1926)

5. LumiĂšre joyeuse … (VĂȘpres). Polyphonie Ă  trois voix, XVIIĂš s.

6. Sous ta merci nous trouvons refuge, … Alexandre KOPYLOV (1854-1911).

7. En toi, pleine de grĂące, … (Hymne Ă  la MĂšre de Dieu) MĂ©lodie du chant “znamenny” XVIIĂš s.

8. Maintenant les puissances cĂ©lestes cĂ©lĂšbrent … Paul VOROTNIKOV (1806-1876).

9. Que ma priĂšre monte vers toi… Ps.14O, 1-4) Dimitri BORTNIANSKY (1751-1825).

10. Louez le Nom du Seigneur… (Versets ps. 134-135) .. A. ARKHANGUELSKY (1846-1924).

2Ăšme partie

1. Hymne des ChĂ©rubins. (Liturgie dominicale, chant de l’Offertoire) V. KROUPITZKY

2. L’offrande de paix… (Liturgie dominicale, Canon Eucharistique) P. TCHESNOKOV

3. II est digne en vĂ©ritĂ© de te cĂ©lĂ©brer, ĂŽ MĂšre de Dieu… ‘Alexandre KOPYLOV

4. À Ta CĂšne mystique reçois-moi aujourd’hui… (CarĂȘme) Alexis LVOV (1798-1870)

5. Ouvre-moi les portes du repentir… (‘CarĂȘme). 1/ Unisson Paul TCHESNOKOV

6. Je vois devant moi, Sauveur, ton palais tout ornĂ© … (Semaine Sainte) S. TROUBATCHEV

7. En ce jour est suspendu Ă  la croix . . (Vendredi Saint) S. I R( ) I. B A l( Il 1\ (XXĂš s.)

8. Au bon Larron, Seigneur, tu as fait gagner en un seul instant ton royaume… (Vendredi Saint) A. KASTALSKY

9. Apaise les maux de mon Ăąme (Hymne Ă  la MĂšre de Dieu) Grigory LVOVSKY (1830-1894)

10. Notre PĂšre… Nicolas KEDROFF

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Posté le fĂ©vrier 23, 2003 dans 2003, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s

Lucie JOLIVET (soprano)
Bertille DE SWARTE (mezzo soprano)
Christophe DESLIGNES (organetto)
Thierry GOMAR (percussion)

14 août 2003

À la croisĂ©e des chemins du sacrĂ© et du profane, la rose d’orient illumine l’occident mĂ©diĂ©val. Symbole tant de l’amour courtois que de l’amour divin, elle est chantĂ©e dans toutes les langues de la chrĂ©tientĂ©.
Sur les chemins de la rose, monodies et polyphonies religieuses se mĂȘlent aux danses populaires et rĂ©pondent hardiment aux chansons courtoises.

InterprĂ©ter les musiques les plus fascinantes de l’époque mĂ©diĂ©vale, c’est la raison d’ĂȘtre de l’ensemble Millenarium. La poĂ©sie et la musique anciennes sont pour eux source d’inspiration et objet d’études. Ils souhaitent partager avec le public leur Ă©merveillement et faire revivre une pratique musicale presque disparue. Leurs arrangements et les improvisations renouent avec la tradition orale dans l’esprit d’une musique ouverte sur le monde.
Le thĂšme majeur de ce concert – la rose – a Ă©tĂ© chantĂ©e dans toutes les langues de la chrĂ©tientĂ©. Elle est le symbole tant de l’amour courtois que de l’amour divin. Sur les chemins de la rose, monodies et polyphonies religieuses se mĂȘlent aux danses populaires et rĂ©pondent hardiment aux chansons courtoises.

Programme du concert du 14 août 2003

« Dame, jolie dame » Millenarium d’aprĂšs G. DE MACHAUT

« Ave Gloriosa moler salvaoris » Laude Italienne XIVÚ siÚcle

« O Maria maris strella » Motet – Ecole Notre Dame de Paris

« Belicha » Anonyme instrumental

« Laude novella » Laude Italienne XIIIÚ siÚcle

« Maria virgo virginum » Conduit, manuscrit las Huelgas

« Ave Maria virgo virginum » Conduit, Ecole Notre Dame de Paris

« Nuova levante » Millenarium

« Santa Maria strelo do dia » Cantigas de Santa Maria

« Santa Maria Amo » Cantigas de Santa Maria

« Null’ome » Cantigas de Santa Maria

« Cantiga y Rokamadour » Millenarium d’aprĂšs les Cantigas

« Veris ad imperia » Conduit, Ecole Notre Dame de Paris

« A la clarté » Motet Ecole Notre Dame de Paris

« Ave rosa novella » Motet Ecole Notre Dame de Paris

« Illuxit lux » Rondellus, Ecole Notre Dame de Paris

« Nox moeroris » Millenarium

« O summi regis moler » Anonyme

« Eya mater fidelium » Prose anonyme

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Posté le fĂ©vrier 23, 2003 dans 2003, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s

RĂ©cital de Piano / 24 juillet 2003

Combiner les acquis des « baroqueux » avec la tradition des pianistes des annĂ©es 1940-1950, c’est le dĂ©fi d’Alexandre Tharaud.

Son disque Rameau (Harmonia Mundi), une des rĂ©vĂ©lations discographiques 2002, a obtenu un Choc de la Musique de l’AnnĂ©e.
Suite Ă  ce succĂšs mĂ©ritĂ©, il a Ă©tĂ© invitĂ© Ă  se produire en rĂ©cital aux cĂ©lĂšbres BBC PROMS, au Festival de Piano de la Roque d’AnthĂ©ron, dans la sĂ©rie ‘MeisterZyklus’ de Bern, au Festival de Musique Ancienne d’Utrecht ainsi qu’au Grand ThĂ©Ăątre de Bordeaux. Alexandre Tharaud a Ă©galement fait appel au talent de jeunes compositeurs dont six d’entre eux ont Ă©crit un Hommage Ă  Rameau qu’il interprĂšte en alternance avec l’Ɠuvre du grand compositeur.

Alexandre Tharaud est le soliste des grands orchestres français (Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre de Lille, Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine) et Ă©trangers (TaĂŻwan National Symphony Orchestra, Japan Philharmonic Orchestra, Tokyo Metropolitan Orchestra, Sinfonia Varsovia and Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks) sous la direction de Yutaka Sado, Jean Fournet, Marc Minkowski, StĂ©phane DenĂšve, Jean-Jacques Kantorow et Georges PrĂȘtre.

Alexandre Tharaud consacre une grande partie de son activitĂ© Ă  la musique de chambre dont il interprĂšte les oeuvres du rĂ©pertoire dans les plus grandes salles parisiennes et au Louisiana Museum au Danemark, Musikverein de Vienne, Concertgebouw d’Amsterdam, Philharmonie de Cologne, Symphony Hall de Birmingham, Schleswig-Holstein Festival, Philharmonie de Bruxelles, Brighton, Warwick and Norfolk festivals en Angleterre, AoĂ»t Ă  Karessaave en Estonia, Wigmore Hall et South Bank de Londres, et en en Irlande oĂč il effectuera une tournĂ©e en octobre 2003 avec le clarinettiste Ronald Van Spaendonck.

PassionnĂ© par la musique de son temps, il a crĂ©Ă© des Ɠuvres de Renaud Gagneux, Jacques Lenot, Guillaume Connesson, Thierry PĂ©cou, Thierry Escaich et Olivier Greif et enregistrĂ© pour Aeon un disque Maurizio Kagel. Il crĂ©e avec Jean Delescluse et l’acteur belge Jules-Henri Marchant un spectacle autour de Satie, Satie Autrement, co-produit par le ThĂ©Ăątre du Rideau et la Philharmonie de Bruxelles, repris en fĂ©vrier 2004 pour la troisiĂšme annĂ©e consĂ©cutive.

Ses prĂ©cĂ©dents enregistrements consacrĂ©s Ă  Chabrier (intĂ©grale de l’Ɠuvre pour piano), Poulenc (intĂ©grale de la Musique de Chambre) lui ont valu de nombreux prix, dont celui de l’AcadĂ©mie Charles Cros, le Diapason d’Or de l’annĂ©e (en 1998 et 2000) ainsi que le Choc du Monde de la Musique. Un disque Schubert pour piano Ă  quatre mains avec la pianiste Zhu Xiao-Mei prĂ©cĂšde une intĂ©grale des Ɠuvres pour piano seul de Ravel publiĂ©e Ă  l’automne 2003, pour Harmonia Mundi.

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Programme du RĂ©cital de Piano du 24 juillet 2003

1Ăšre partie
D. SCARLETTI

sonates
K 380 en mi majeur
K 3 en la mineur
K l4l en fa mineur
K 514 en ut majeur

J.P. RAMEAU

suite en la
Allemande
Courante
Sarabande
Les Trois Mains
Fanfarinete
Gavotte et Doubles

2Ăšme partie
M. RAVEL

Sonatine
Modéré
Menuet
Animé

Gaspard de la nuit (D’aprùs trois poùmes d’Aloysius Bertrand)
Ondine
Le Gibet
Scarbo

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