Posté le fĂ©vrier 20, 2005 dans 2005, Archives, Expositions | Commentaires fermĂ©s sur Pascale Morvan

« CURIOSITES »

Exposition réalisée par Pascale MORVAN du 3 septembre au 30 octobre 2005

Le prieuré vécu tour à tour comme un lieu d’exploration, un objet d’études, un terrain de jeu,
un lieu de destination et un sujet d’enquĂŞte, telle fut la dĂ©marche de l’artiste dans 6 sĂ©ries de rĂ©alisations dont 2 tenaient plus particulièrement de l’installation.

Pendant ses passages au PrieurĂ©, Pascale Morvan s’est servi de son corps, de sa pensĂ©e afin d’ĂŞtre comme un capteur de quelque chose qui se passerait lĂ  : sentir, percevoir, voir et aussi imaginer.

Les situations qu’elle invente l’amène Ă  fabriquer des objets. Ils peuvent ĂŞtre des livres, donc très proches d’un travail d’Ă©criture pure, ou bien des objets fabriquĂ©s sur le lieu. Il y a toujours, ou presque, alliance entre l’objet et sa fabrication, et des textes, transcription de ses pensĂ©es.

Ă€ Marcevol, elle a considĂ©rĂ© que tout pouvait ĂŞtre objet de connaissance, du brin d’herbe prĂ©sent lĂ  ce jour, Ă  la pierre incluse dans le mur depuis des centaines d’annĂ©es. Et sa curiositĂ© l’a autorisĂ© Ă  mettre ces choses sur le mĂŞme niveau d’intĂ©rĂŞt.

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Posté le fĂ©vrier 20, 2005 dans 2005, Archives, Expositions | Commentaires fermĂ©s sur Oraison

CĂ´me Mosta-Heirt

Exposition du 17 juin au 20 août 2005

Mon exposition à Marcevol s’articulera autour de quelques pièces qui sont Ordonnées dans le sens de la préhension de la méditation.
L’esprit est présent dans ce prieuré et je compte bien à ma façon le découvrir.
Les dernières visites m’ont attaché davantage à ce lieu.
J’ai l’intention de présenter dans les chapelles et dans l’abside des œuvres qui se confrontent au lieu pour se révéler à elles-mêmes. Puisque ce prieuré ne peut avoir d’autre révélation que la sienne, toute autre approche serait présomptueuse.
Je garde donc cette vigilance pour ne pas m’égarer. Je reste dans le lieu et je me pose la question de la révélation dans l’attente. Cette attention portée à ce lieu a une conséquence qui ne peut nous échapper. Elle introduit la quiétude, cette distance proche de la pensée libre, en un mot, la raison, j’en reviens donc tout simplement après ce cheminement à un aspect de la méditation qui serait l’être là. D’où le titre que je choisis

ORAISON, une sorte de discours en sorte.

Biographie

CĂ´me Mosta Heirt
NĂ© au Havre en 1946
Vit et travaille Ă  Paris et Ă  Etretat

Expositions récentes

1992
La Base, Levallois-Perret

1993
Centre d’Art Contemporain, Kerguehennec

1994
Galerie Art’o, Aubervilliers
Centre d’Art Contemporain, Vassivière-en-Limousin
Museum Van Heden daagse Kunst, Gand

1996, 1999, 2004
Galerie Verney-Caron, Villeurbanne

1998
Hôtel d’Albret, Direction des Affaires Culturelles, Paris

1999
Institut Culturel Français, Stuttgart

2000
Site Odéon°5, Paris


Cliquez sur les miniatures pour les agrandir
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> De la picturalité par Agnès Violau /.doc


Posté le janvier 22, 2005 dans 2005, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s sur Airs de tango

«Tangos y flores argentines »

Guillermo BUSSOLINI (basse), Christine GASTAUD (piano) / 24 juillet 2005

Le tango ne cesse de s’enrichir, il est devenu un univers à lui tout seul. Né d’une rencontre entre le tango argentin et le piano classique, ce duo allie l’authenticité d’une voix à un univers pianistique riche en couleurs subtiles. Guillermo Bussolini, argentin et sous contrat à la Scala de Milan, a baigné depuis l’enfance dans l’univers du tango.

De tangos en fleurs argentines : une voix et un piano réunis pour un moment intime à partager avec cette musique envoûtante. Et un hommage particulier à ce genre musical par deux artistes talentueux et complices.

Guillaume BUSSOLINI, Baryton

Né à Buenos Aires, le baryton Guillermo BUSSOLINI commence ses études de piano et de solfège à l’âge de 16 ans.

Diplômé du Conservatoire National de Musique Carlos L. Buchardo et de l’Institut Supérieur d’Art du Théâtre Colon de Buenos Aires, sa carrière artistique se développe dans le domaine de l’opéra avec les rôles d’Escarillo dans « Carmen », du Comte des « Noces de Figaro », de Malatesta dans « Don Pasquale », de Papageno dans « La Flûte Enchantée ».

Guillermo BUSSOLINI aborde également la musique de chambre, l’oratorio avec la Neuvième Symphonie de Beethoven, le Requiem Allemand de Brahms, le Requiem de Fauré, et aussi la comédie musicale.

Il obtient plusieurs prix : « Promociones Musicales » (1990), « Franz Liszt » (1994), et « Festivales Musicales » (1997/98) à Buenos Aires, et se trouve finamiste des concours « Giuseppe Di Stefano » (1999) et « Renata Tebaldi » (2000) en Italie.

Cet artiste a enregistré plusieurs CD d’œuvres sacrées, ainsi que de variété. Il a participé avec grand succès à plusieurs spectacles de tango comme « Taur » à Milan (1999/2000), « Paris-Tango » de Mosalini, dans le cadre du festival des « Voix du Domaine Renoir 2002 » de Cages-sur-Mer et à des concerts organisés par le CUM à Nice.

Il a été engagé par l’Opéra de Monte-Carlo pour assurer la doublure de Ruggiero Raimondi dans le rôle de Basilio du « Barbier de Séville » de Rossini.

Le Théâtre Philarmonique de Vérone lui a proposé plusieurs rôles pour la saison 2003/2004. Il s’est produit à Buenos Aires dans la Huitième Symphonie de Mahler et a chanté le rôle de Joseph dans « L’Enfance du Christ » de Berlioz, sous la direction de Michel Piquemal.
A l’Opéra de Monte-Carlo en 2004, Guillermo BUSSOLINI a chanté le rôle du prince Yamadori dans « Madame Butterfly » ainsi que celui du directeur sans « Viva la Mamma » de Rossini.

Actuellement, Guillermo BUSSOLINI est engagé à la Scala de Milan.

Christine GASTAUD

Premier prix de piano du Conservatoire national de région de Nice, Christine Gastaud obtient à 14 ans le Grand prix de la ville de Nice, ainsi que le premier prix de l’ORTF et de Radio France. Titulaire du baccalauréat S, elle poursuit ses études musicales au Conservatoire supérieur de musique de Lyon dans la classe de Germaine Devèze. Les premiers prix de piano, de musique de chambre, d’histoire de l’art et d’ethnomusicologie lui sont décernés.
Dès l’âge de 19 ans, Christine GASTAUD enseigne au Conservatoire de Saint-Raphaël puis à celui de Valence. Elle est alors sélectionnée comme pianiste à l’Atelier d’interprétation vocale d’Eric Tappy à l’Opéra de Lyon et participe à de nombreuses prestations musicales. Depuis 1989, elle est professeur titulaire au Conservatoire national de région de Nice et se produit régulièrement en formation de musique de chambre.

Programme du concert du 24 juillet 2005

« FLORES ARGENTINAS »

Musique : Carlos GUASTAVINO
Poèmes : Léon BENAROS

– Cortadera, plumerito
– El clavel del aire blanco
– Campanilla, adonde vas ?
– Que linda la madreselva !
– Las flores del macachin
– Aromito, flor de tusca
– Ay ! Aljaba, flor de chilco
– Ceibo, ceibo zuiñandi

« TANGOS »

– El corazon al sur (Eladia Blazquez)
– Adios Nonino (Astor Paizzola – Eladia Blazquez)
– Nostalgias (Juan carlos Cobian – Enrique Cadicamo)
– Los mareados (Juan Carlos Cobian – Enrique Cadicano)
– La Fulana ( Alberto Mastra y Carusito)
– Lluvia de estrellas (piano solo) ( Osmar Madena)
– Como dos extraños (Pedro Laurenz – JosĂ© M. Contursi)
– Malena (Lucio Demare – Homero Manzi)
– El dia que me quieras (Carlos Gardel)

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Guillermo Bussolini et Christine Gastaud

Posté le fĂ©vrier 22, 2004 dans 2004, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s sur L’Arche de NoĂ©

Opéra de Benjamin Britten

Direction musicale : William Hedley
Solistes chœur et orchestre du Groupe Vocal Méditerranéen-IRVEM
Mise en scène : Bertille de Swarte
Chorégraphies : Brigitte Chaplin

Court-métrage : conception Bertille de Swarte
RĂ©alisation : Guillaume Fizet

1- 4 & 5 septembre 2004

Durant l’été 2004, Marcevol en Musique a accueilli un spectacle original associant la musique et l’image cinématographique, dans la partition d’un opéra pour enfants.
Entre la musique de l’anglais Benjamin Britten et l’histoire de cette petite Ă®le de pĂŞcheurs si rĂ©solument installĂ© dans le Sud, un lien s’est crĂ©Ă© : celui de la survivance et du don. Dans ce spectacle d’une heure quinze pour solistes, chĹ“ur d’enfants, danseurs et orchestre, on a vu l’OpĂ©ra de Britten jouer avec les images du court-mĂ©trage, vĂ©ritable partition cinĂ©matographique qui, Ă  son tour, lui donnait la rĂ©plique.

DĂ©cor : une voile de bateau
Le film :

Une Ă®le de pĂŞcheurs, un hameau en ruines, un homme, une femme, seuls habitants de l’Ă®le.
Une tempĂŞte s’annonce, et oblige l’homme Ă  rentrer plus tĂ´t de sa pĂŞche.
L’opĂ©ra : Dans une longue procession, l’assemblĂ©e chante « Seigneur JĂ©sus, pense Ă  moi, purifie-moi de mes pĂ©chĂ©s…. Dieu se manifeste Ă  NoĂ© : « Moi, Dieu, qui du nĂ©ant ai fait Terre, Ciel, Tout ce qui est.. Mon peuple est le sujet de mon courroux. Or, je jure de dĂ©truire toutes crĂ©atures.. .De ce monde condamnĂ©, toi seul, NoĂ©, sera sauvĂ© avec ta femme et tes trois fils et celles qui leur sont mariĂ©es. » NoĂ© rĂ©veille ses fils et leurs femmes, et leur demande de l’aider Ă  construire une Arche…Madame NoĂ© ne comprend pas la gravitĂ© de la situation, se moque de son mari et ricane avec ses amies.

Le film :

Dans leur maison, l’homme et la femme s’apprĂŞtent Ă  se protĂ©ger de l’eau qui tombe avec force du ciel. Ils entassent soigneusement des sacs de sable contre la porte.
L’opĂ©ra : Pendant ce temps, NoĂ© et ses enfants ont construit l’Arche. Ils montent le mât et accrochent la voile. NoĂ© demande Ă  sa femme d’embarquer, elle refuse : « Cela ne me plait guère, tu ferais mieux de te taire ! » « Madame ! Ce que je vous dis, il faut le faire ! » «Non! » Dieu se met en colère : «NoĂ©, fais ton mĂ©tier de chef….. »

Le film :

Le soir descend ; l’homme et la femme entendent un sanglot Ă  travers le bruit de la pluie.
L’homme ouvre la porte sur un enfant inconnu, trempĂ©.
L’opĂ©ra : NoĂ© appelle les animaux et les invite Ă  monter dans l’Arche. Une dispute Ă©clate entre NoĂ© et sa femme qui ne veut pas quitter son village ni abandonner ses amies. « II faut tenter de les sauver ! » Les commères voient l’eau s’approcher et commencent Ă  avoir peur. La femme de NoĂ© brave son mari ; avec ses amies elle boit pour se donner du courage. Le dĂ©luge engloutit peu Ă  peu les commères. Les fils de NoĂ© attrapent leur mère et la hissent sur le bateau.
Le film et l’opĂ©ra :
Une gigantesque tempĂŞte s’abat sur la terre. Dans la petite maison qui commence Ă  ĂŞtre inondĂ©e, l’homme et la femme restent sereins et s’occupent de l’enfant…. Dans l’opĂ©ra, les habitants de l’Arche entonnent un cantique : « Protège, Seigneur, ceux qui sont en pĂ©ril sur la mer… »
L’opĂ©ra : La tempĂŞte s’est calmĂ©e ; NoĂ© dit : « Quarante nuits ont passĂ©, Ă  toi corbeau de t’envoler vers branche ou bien rocher. Terre sèche oĂą te poser, espoir nous sera ». Le corbeau s’envole et ne revient pas, mais la colombe envoyĂ©e par NoĂ© rapporte un rameau d’olivier. Les animaux et la famille de NoĂ© remercient Dieu et chantent « AllĂ©luia ». L’univers se reconstruit : le soleil et la lune apparaissent ainsi que les Ă©toiles et toutes les planètes. Les habitants de la terre quittent l’Arche.
Le film :
Dans la maison, l’eau s’est retirĂ©e…
L’homme et la femme adoptent l’enfant.

Bertille de SWARTE

Etudes : Chant, Art lyrique, Histoire de la musique.
Elle perfectionne sa technique de chant avec le phoniatre Benoît Amy de la BRETEQUE ; s’intéressant particulièrement à la pédagogie vocale, elle crée en 1988 l’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical Méditerranéen (Irvem) qu’elle dirige actuellement.

Elle étudie les répertoires anciens, est engagée dans la «Compagnie Musicale Catalane », dirigée par Josep Cabré. Elle enregistre quatre disques pour orgue et plain-chant baroque avec Marie-Claire ALAIN, Olivier VERNET et Frédéric MUNOZ.

Elle se passionne pour les liens entre le texte musical et les différents moyens d’expression artistiques.

Scénographies :
– « Agrumes… » Musiques et PoĂ©sies d’auteurs MĂ©diterranĂ©ens, (2001)
– Adaptation littĂ©raire du livre de Ch. DICKENS pour la comĂ©die musicale « Oliver Twist », qu’elle met en scène avec les Ă©lèves de l’Irvem. (2002).

William HEDLEY

William Hedley est né à Wigan, au Nord de l’Angleterre, en 1952. Il habite dans l’Aude avec sa famille depuis 1989.

Il fait ses études au Royal Collège of Music et au King’s Collège de l’Université de Londres, où il se spécialise dans la composition et la musique du 20ème siècle.

Pendant plus de treize ans, il dirige les chœurs et orchestres des établissements où il enseigne également comme professeur.

Il est critique musical pour le site Internet www.musicweb.uk.net.

Il est chef permanent du Chœur Départemental de l’Aude depuis 1993, dirige le Chœur Régional « A Chœur Joie » Languedoc –Roussillon depuis 1998. En septembre 2001, il est sollicité pour prendre la direction musicale de l’ensemble de dix chanteurs « Colore di Voce »

Brigitte CHAPLIN

Brigitte Chaplin fait toutes ses études à l’école de Danse de l’Opéra de Paris, de 1964 à 1971.

Elle travaille avec de grands maîtres tels : Rita THALIA, Maître Serge PERETTI, Maître Raymond FRANCHETTI, Maître Gilbert MAYER, Christiane BAUSSARD et Maître Paul GOUBE.

De 1975 à 1977, elle participe à de nombreuses représentations au Théâtre National de l’Opéra de Paris ; puis elle est engagée par Roland PETIT au sein de sa compagnie du Ballet National de Marseille où elle danse tant en France qu’à l’étranger : (Montréal, Toronto, Naples, etc…)

Remarquée par Peter VAN DICK, elle rejoint ensuite le Ballet du Grand Théâtre de Genève, où elle créera avec lui certains ballets.

De retour en France, elle obtient le Certificat d’Aptitude de l’Enseignement de la Danse Classique. Elle s’installe à Perpignan où elle devient Chef du Département de Danse Classique au Conservatoire National de Région de cette ville.

Guillaume FIZET

Guillaume FIZET est diplômé de l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques de Paris, (mention très bien).

Cherchant Ă  concilier sa passion pour le cinĂ©ma et les arts graphiques, il travaille l’image et la typographie sur diffĂ©rents supports vidĂ©o. Il travaille rĂ©gulièrement pour plusieurs chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision (France 5, France 2, Eurosport…)

Il réalise des clips vidéo sur des musiques très éclectiques.(Radiohead, Davis Bowie, Dj Shadow).
Il a réalisé un court métrage « Insectus » et en prépare un autre où il mêle prises de vue et trucages numériques.

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Posté le fĂ©vrier 22, 2004 dans 2004, Archives, Expositions | Commentaires fermĂ©s sur Musique de couleurs
Conception et installation : Emil CIESLAR
Musiques : Joanna BRUZDOWICZ
du 9 au 18 juillet 2004 Ă  18 H 00

« Musique de Couleurs » fut un concert de couleurs, une expĂ©rience artistique nĂ©e de la rencontre entre un plasticien et une compositrice de musique contemporaine dans une Ă©glise romane … Marcevol transformĂ© en un espace vibrant de lumière et de sons ! Sur l’écran de « l’orgue de couleurs », instrument inventĂ© par Emil Cieslar, des sĂ©quences de lumière et des ombres colorĂ©es selon un dĂ©roulement mĂ©lodique sur la musique de Joanna Bruzdowicz.

Joanna Bruzdowicz

Née à Varsovie, Polonaise et Française, elle est considérée par la critique internationale, comme un des compositeurs les plus originaux de notre époque.
Après la maîtrise « es arts » au Conservatoire Supérieur de Musique « Frédéric Chopin » de Varsovie, elle a étudié comme boursière du Gouvernement Français à Paris avec Nadia Boulanger, Olivier Messiaen et Pierre Schaeffer.
Son œuvre comporte de la musique de chambre, des symphonies, 5 opéras, de la musique électroacoustique et des musiques de film.

Sa constante collaboration avec Agnès Varda, commencée par le film « Sans toit, ni loi » ( Lion d’Or – Venise 1985) a fait connaître sa musique dans le monde entier.
Les critiques saluent son « extraordinaire talent musical et dramatique. Un langage musical naturel et en même temps sophistiqué, accessible au large public…. » (Antoine Goléa)

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Emil Cieslar

Né en 1931, il fait partie des personnages importants de l’art contemporain polonais. Pendant les années 1960 à 1970, il fut l’un des créateurs d’un art indépendant, engagé, libre de pressions idéologiques.
Il poursuit ses recherches sur les couleurs depuis 1982.

« Musique de Couleurs » s’est inscrit dans la programmation de Nova Polska, une Saison polonaise en France, qui proposa de mai Ă  dĂ©cembre 2004, plus de cinq cents manifestations dans toutes les disciplines de l’art et de la culture.
Cette programmation répondait à un triple objectif : montrer l’ancrage européen de la Pologne, rendre compte de la relation singulière, intellectuelle et artistique, qui unit nos deux pays, proposer un état de la création des quinze dernières années qui puisse révéler aux français l’ampleur des bouleversements qu’a connu la Pologne depuis 1989.

Le programme des expositions montrait comment les grands mouvements intellectuels et artistiques des deux derniers siècles, ont rythmé l’histoire commune de la Pologne et de l’Europe. Il a permis au public français de faire un constat : bien avant son intégration dans l’Europe, la Pologne était déjà un pays européen.

Programme

« Musique de couleurs »
Première Partie

« CathĂ©drale Ă  Barcelone » – pour orchestre.
Orchestre de la Radio et Télévision Polonaise. Dir. T.Wojciechowski

Ouverture de l’opĂ©ra musical « Tides and Waves », sur un livret de Joanna Bruzdowicz et Jilrgen Tittel, dont la crĂ©ation mondiale a eu lieu Ă  l’Unesco Ă  Paris et Ă  Barcelone en 1992, suivie de la production polonaise sur le bateau de guerre utilisĂ© comme scène Ă  Gdansk en 1997.
Cet opĂ©ra est dĂ©diĂ© aux jeunes d’aujourd’hui, en Europe et ailleurs, souvent pessimistes et concernĂ©s par leur futur, faciles proies de drogues et d’abus ainsi qu’Ă  l’importance de l’art et de la musique, qui peuvent aider la jeunesse Ă  avoir le courage d’affronter la vie.

« Stabat Mater » pour chœur à cappella
Ensemble « Ochtoechos », dir. Lanfranco Menga
Enregistrement Hve au festival Ă  Fiuggi, Italie

Quatre parties de ce chant Ă  cappella, pour chĹ“ur mixte, sur un texte latin mĂ©diĂ©val Ă  la gloire de la Sainte Vierge au pied de la Croix – ont Ă©tĂ© commandĂ©es en 1993 par la ville de Los Angeles, USA, pour la commĂ©moration de la crĂ©ation en 1933 du musĂ©e « Jan Styka » (grand peintre polonais du XIX/XX° siècle) par I.J. Paderewski, pianiste, compositeur et homme d’Ă©tat polonais et des notables de la ville de Los Angeles – au « Forest Lawn » – pour y exposer la plus grande toile du monde (env.60 m/10 m) de ce peintre, Ă©voquant la passion de JĂ©sus Christ.
Pendant ce concert le Président de la Pologne a remis les plus hautes distinctions posthumes aux héritiers des bienfaiteurs de ce musée.

Deuxième Partie

« II Pianto del Phoenix » (« La Plainte de Phoenix »)
.. Allegro con bravura, dramatico
.. Andante cantabile, Ă  la fuga
.. Vivo con agitazione

Concerto pour violoncelle et orchestre symphonique.
Enregistrement live pendant la création mondiale en septembre 1994
Ă  Lublin, Pologne, par Orchestre Philharmonique de Lublin sous la direction de
W. Michniewski ; soliste : Tomasz Strahl

Ce concerto a Ă©tĂ© dĂ©diĂ© au 50ème anniversaire de l’Insurrection de Varsovie, du 1er AoĂ»t au 30 Septembre 1944, un an après le soulèvement du ghetto. A l’issue d’une bataille hĂ©roĂŻque de la RĂ©sistance polonaise contre l’occupant nazi, 600 000 habitants de la ville martyre ont pĂ©ri et Varsovie a Ă©tĂ© entièrement brĂ»lĂ©e. Comme dans la lĂ©gende autour de l’oiseau Phoenix, Varsovie aussi a resurgi de ses cendres. En 2004, on a cĂ©lĂ©brĂ© les 60 ans de sa nouvelle existence.

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Posté le fĂ©vrier 23, 2003 dans 2003, Archives, Concerts | Commentaires fermĂ©s sur Stradivaria

Daniel CUILLER (violon)
Anne CHEVALLEREAU (violon)
Emmanuel SCHRICKE (violon)
Emmanuel JACQUES (violoncelle)
Dominique FERRAN (orgue et clavecin)

20 juillet 2003

Vers le début du XVIIe siècle, le style musical en Europe se transforme radicalement. Les modes d’expression se libèrent, les instruments évoluent et les compositeurs, eux-mêmes violonistes, en repoussent les limites techniques. La richesse d’invention de cette musique instrumentale est la principale source d’inspiration de Stradivaria, créé en 1987.

CrĂ©Ă© en 1987, STRADIVARIA concentre ses activitĂ©s autour de la musique baroque et classique (XVII° – XVIII° siècles). Plusieurs de ses enregistrements font rĂ©fĂ©rence avec des programmes consacrĂ©s Ă  M. Corrette, F. Francoeur, J-Ph. Rameau, J-M Leclair, F-X. Richter, et plus rĂ©cemment « Corelli & Co », « A tre violini », et trois Stabat Mater italiens.

Stradivaria privilĂ©gie Ă©galement le rĂ©pertoire pour cordes, de la sonate, au dĂ©but du XVII° siècle (Fontana, Buonamente, Ucellini, Marini…) jusqu’aux plus fameux concerti de l’Ecole vĂ©nitienne.

Aujourd’hui STRADIVARIA oriente son répertoire vers de grandes productions lyriques principalement consacrées à la musique française sans négliger les trésors symphoniques que recèle le fonds musical des autres nations. Il co-produit ses enregistrements avec l’Abbaye de Fontevraud, le Festival de Sablé, « Alsace, terre de culture » et le centre musical de la Balinière à Rezé.

A chaque production de Stradivaria peut s’associer une action pédagogique ou une master-class articulée autour des thèmes choisis pour le concert. Stradivaria participe également à des soirées de gala organisées par de grandes institutions et entreprises (Conseil Régional des Pays de la Loire, Cadre Noir de Saumur, Gaz de France, Crédit Lyonnais…).

Traditionnellement basé dans les Pays de la Loire, Stradivaria se produit régulièrement dans les festivals en France et à l’étranger.

Programme du concert du 20 juillet 2003 au Prieuré de Marcevol

« a tre violini »
Trois violons dans les cours d’Europe au XVIIème siècle

1ère partie

Giovanni Batista FONTANA (? — 1630)
Sonata 16

Giovani Batista BUONAMENTE (1600-1642)
Sonata a tre violini (1636)

Johann Ernst RIECK (1630—1704)
Suite de danses n° 6 (1658)
Ballet, Courante, Sarabande, Gavotte

Girolamo FRESCOBALDI ((1583—1643)
Toccata undecima per il cembalo

Henri PURCELL (1659-1695)
Three Parts upon a ground

2ème partie

Biagio MARINI (1587?- 1663)
Sonata in eco

Johann Heinrich SCHMELZER (1621 — 1680)
Sonata a tre violini (RĂ© Majeur)

Johann Ernst RIECK (1630—1704)
Suite de danses n°8 (1658)
Ballet, Courante, Sarabande, Gavotte

Marco UCELLINI (1603-1680)
Sinfonia nona a tre violini (opus 9, 1667)

Johann PACHELBEL 1653— 1706)
Canon e giga


Biagio MARINI (Brescia 1587? – Venise 1663)

Adébuté sa carrière de violoniste à St Marc de Venise sous la direction de Monteverdi en 1615. On le retrouve à la cour de Parme vers 1621-23. Il voyageait alors beaucoup et servit un certain temps comme Kapellmeister à la cour de Neuburg sur le Danube. Revenu en Italie en 1649, il finit sa vie entre Brescia et Venise. La musique instrumentale occupe le premier plan de son œuvre. Marini publia 22 livres entre 1617 et 1655 ; il apparaît comme une figure marquante du violon en Italie. Dans son opus 8 (1629) on trouve une distinction claire entre sonata et sinfonia. Il adpote un style d’écriture pour les cordes en avance sur son temps. La sonata in ecco est extraite de l’un de ses premiers recueils connus publié à Venise en 1617 alors que la ciaconna date de 1655.

Giovanni Battista FONTANA ( ? – Padoue 1630)

Violoniste, fut l’une des figures marquantes de l’histoire des dĂ©buts de la sonate. La connaissance de sa vie et de son travail est limitĂ©e Ă  un seul recueil retrouvĂ© dix annĂ©es après sa mort et publiĂ© sous le titre “Sonate a 1.2.3 per il violino, o cornetto,fagotto,chitarone,violoncino o simile altro instrumento”. DivisĂ©es en de nombreuses sections contrastĂ©es, elles sont caractĂ©risĂ©es par un style rythmĂ©, nerveux et complexe, doublĂ© d’une ornementation Ă©laborĂ©e, surtout pour les parties solistes. L’importance de Fontana dans l’évolution du rĂ©pertoire pour violon fait dire au musicologue W. Appel : « Fontana apparaĂ®t comme un très important -voire le plus important- maĂ®tre de la musique pour violon du dĂ©but de l’ère baroque… »

Girolamo FRESCOBALDI (Ferrare 1583 – Rome 1643)

Partite sopra Follia ( libro primo).
Cette pièce se trouvait déjà dans la première édition de 1615, aux côtés des 12 Toccatas, de 4 courantes et de trois autres séries de variations.
La Follia dĂ©veloppe ici une basse qui n’a rien avoir avec le thème Corellien si cĂ©lèbre autour de 1700. Il s’agit en rĂ©alitĂ© d’un thème qui en d’autres lieux Ă©tait appelĂ© Fidele ou Fedele, thème Ă©galement utilisĂ© par les clavecinistes napolitains : Mayone (1603), Trabaci (1603) ou Lambardo.
Pour l’exĂ©cution des pièces Ă  variations, il ne faut pas oublier la mention faite par Frescobaldi dans sa prĂ©face :
« Dans les parties quand on trouvera des passagi et affetti, il sera bon de prendre un tempo largo ; ce qu’on observera aussi dans les toccate ; les autres partite ne comprenant pas de passagi pourront ĂŞtre jouĂ©es plutĂ´t allegro dans la mesure, laissant au bon goĂ»t et Ă  la finesse de jugement de l’exĂ©cutant la conduite du tempo dans lequel rĂ©side l’esprit et la perfection de cette manière et de ce style de jeu ».

Giovanni Battista BUONAMENTE (Mantoue 1600 ? – Assise 1642)

Violoniste et chanteur. Il débuta sa carrière à la cour des Gonzague puis devint « musicista da camera » de l’Empereur à Vienne (c.1626-29). Il passe rapidement à Bergame et Parme avant d’être nommé maître de chapelle à St François d’Assise (1633). Buonamente explore souvent le potentiel technique du violon ainsi que le contrepoint. La plupart de ses pièces de musique sacrée sont aujourd’hui perdues et seuls quatre recueils de musique pour violon, parus en 1626,1629,1636 et 1637 subsistent de son œuvre,. La sonata a tre violini est parue en 1636 sous le titre “Sonata e canzoni a due, tre ,quattro, cinque e a sei voci del Cavalier Gio. Battista Buonamente Maestro di Cappella nel Sacro Convento di S. Francesco d’Assisi, libro sesto”.

Henry PURCELL (Londres 1659 – Westminster 1695)

Choriste de la chapelle Royale à 10 ans, il fut l’élève de John BLOW. Nommé compositeur ordinaire pour les violons en 1677, il prend la succession de Blow comme organiste à la l’abbaye de Westminster et devient l’un des trois compositeurs de la chapelle royale (1682). Ses œuvres sont fort nombreuses et touchent tous les styles. Outre Dido and Aeneas qui est le premier grand opéra anglais, l’essentiel de son œuvre est consacrée à la scène. Intéressé par le répertoire instrumental, il composa 24 sonates,14 fantaisies, 3 ouvertures, 5 pavanes et quelques belles pages de musique sacrée. La source principale du recueil intitulé “Three Parts upon a Ground” est un manuscrit recopié par une main inconnue à la fin du XVII° siècle et conservé à la British Library Royal Music .

Marco UCCELLINI (1603 – Forlimpopuli 1680)

Maître de chapelle et compositeur travailla principalement à la cour de Modène où il devint chef de la musique en 1641. Dans la même ville, il est nommé maître de chapelle de la cathédrale en 1647. Egalement maître de chapelle à Parme dès 1665, il termine sa carrière à la cour des Farnese. Uccellini laissa une oeuvre importante pour la scène et l’église dont au moins sept recueils de musique pour le violon. Ses sonates (1639-49) sont remarquables par leur unité thématique, l’utilisation du chromatisme et une technique très en avance pour l’époque. Il est le seul à nous avoir laissé plusieurs sonates pour trois violons et basse, dont celle en sol mineur de 1667

Johann Heinrich SCHMELZER (Scheibbs 1621 – Prague 1680)

Apassé sa vie à Vienne
où il fut violoniste à la cour (1630-40) puis à l’orchestre de cour (1649), vice Kapellmeister (1671 à 1679) et enfin Kapellmeister (1679 – 80). Premier non italien à publier des recueils de sonates, sa virtuosité et l’originalité de sa créativité lui permirent
d’imposer un style qui en fit un modèle pour les autrichiens. Compositeur officiel avant
Biber, il publia 150 suites de ballet pour la cour et plus de 100 sonates. Chaque ouvrage se compose de deux à neuf danses séparées, souvent regroupées par thème, certaines incluant des éléments de musique folklorique. La production prolifique de Schmelzer comprend également 200 œuvres sacrées et de nombreuses pièces de musique vocale profane.

Johann Ernst RIECK (Strasbourg 1630 – Eckbolsheim 1704)

Organiste. Evoluant dans une famille de musiciens strasbourgeois, Rieck apprend l’orgue auprès de son père dont il prendra la succession quelques jours après son décès à la tribune de St Thomas le 19 juin 1652. Il anime la vie musicale du lieu en composant de la musique concertante et quitte ses fonctions en 1681 pour finir sa vie à Eckbolsheim. Ses compositions strasbourgeoises, fortement influencées par le style des 24 violons de Louis XIII soulignent l’émergence d’un style européen. Cette forme de suite de danses sera peu à peu adoptée par toutes les cours. Les deux Ballets pour trois violons dont nous assurons la re-création font partie d’un recueil qui a été publié en 1658.

Johann PACHELBEL (Nuremberg 1653 – 1706)

Fut un musicien célèbre dont la brillante carrière était consacrée essentiellement à la musique d’église tant luthérienne que catholique. Organiste à la cour d’Eisenach en 1677, c’est à Erfurt qu’il assied sa réputation d’organiste (1678), de compositeur et de pédagogue. Il se lie d’amitié avec la famille Bach et a pour élève Johann Christoph qui sera plus tard le professeur de Johann Sebastian. Sa musique d’orgue et principalement ses chorals, de tout premier ordre, font de Pachelbel l’un des principaux prédécesseurs de Johann Sebastian Bach. C’est cependant son très célèbre Canon qui perpétue aujourd’hui son oeuvre aux yeux du grand public.

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