Posté le fĂ©vrier 27, 2008 dans Autour du prieurĂ© | Commentaires fermĂ©s

Ă€ 560 m d’altitude, sur un plateau dominant la vallĂ©e pyrĂ©nĂ©enne de la TĂŞt, le prieurĂ© de Marcevol est entourĂ© d’un paysage splendide : au sud, le Canigou Ă  l’ouest le Pic de Bau avec son antenne au nord le Roc del Mauro au pied duquel on retrouve les traces d’un habitat nĂ©olitihique . Ce paysage a Ă©tĂ© façonnĂ© depuis les millĂ©naires par l’activitĂ© de l’homme. Aujourd’hui il n’est pas toujours facile d’en percevoir la trace Une Ă©tude du paysage aide Ă  rentrer dans l’histoire de ce territoire.

Dans cet environnement prĂ©servĂ©, non-loin du prieurĂ©, le hameau de Marcevol a Ă©galement bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une restauration respectueuse. Aux quelques maisons encore debout s’en sont ajoutĂ©es d’autres, construites en harmonie avec l’architecture du prieurĂ©. Avec sa chapelle du XIème siècle, c’est aujourd’hui un village plein de charme dont la visite complète agrĂ©ablement celle du prieurĂ©.
ChĂŞnes verts, maquis et vignes … Autour de Marcevol, hommes et nature se cĂ´toient. Les associations qui oeuvrent Ă  la protection du site entretiennent rĂ©gulièrement les chemins qui sont autant de sentiers de promenade. L’association des amis du Monastir de Marcevol a rĂ©alisĂ© un Guide de terrain pour une balade de dĂ©couverte proposant 8 points d’observation du paysage rĂ©partis sur un tracĂ© de 4 km.

Documents à télécharger

> Guide de terrain / clic droit sur une image et « enregistrer sous »
> Étude du paysage / .doc

Posté le fĂ©vrier 12, 2008 dans Environnement | Commentaires fermĂ©s

Installation de Wolfgang LAIB, Roc del Maure, Mai-Juillet 2000.

On l’appelle aussi la Chambre de cire. C’est au plasticien allemand Wolfgang LAIB que l’on doit cette grotte artificielle creusĂ©e dans la montagne catalane en pleine nature et entièrement tapissĂ©e de cire d’abeille.

Né en 1950, Wolfgang LAIB ne se projetait pas dans sa jeunesse dans une carrière artistique. Il fait des études de médecine et obtient son doctorat. Mais c’est à ce moment-là qu’il décide d’abandonner la médecine et de se diriger vers une carrière artistique. Il débute par la sculpture.

W. Laïb travaille uniquement avec des matériaux organiques tels que la cire, le riz, le pollen et le lait.

Au départ, la Chambre des Certitudes était réalisée dans des musées. Le projet d’en faire une dans la nature est parti des USA. Dans les années 80, l’artiste fait une série d’expositions à travers les USA. Il part visiter le désert du Nouveau Mexique. Tombant sous le charme de ces rochers isolés, il lui vient l’idée de faire une chambre dans la nature. Mais le désert du Nouveau Mexique ne lui convient pas pour des raisons techniques. Il ne parle à personne de son projet.

Quelques annĂ©es plus tard, il fait une exposition Ă  Collioure. Il parle au conservateur du musĂ©e de son idĂ©e. Le conservateur lui propose de sillonner le dĂ©partement pour trouver un endroit propice Ă  la rĂ©alisation de l’œuvre. Il dĂ©couvre alors le Canigou et, subjuguĂ© par cette vision, il dĂ©cide de rĂ©aliser l’œuvre Ă  Casteil. Le Canigou rĂ©pond en fait Ă  ses attentes artistiques car c’est un Ă©lĂ©ment naturel (une montagne) qui suscite une forte Ă©motion chez les catalans (c’est la montagne sacrĂ©e des catalans). Mais, finalement l’endroit ne convient pas. Casteil se trouve sur un flanc du Canigou et s’il creuse lĂ , les gens en sortant de la chambre ne verraient pas le Canigou !

Quelques temps plus tard, , il atterrit à Marcevol. Il décide de monter au Roc del Maure pour trouver un site approprié. Et il arrive enfin devant « Son Rocher », d’où l’on a une vue imprenable sur le Canigou .

Le dossier est déposé au Ministère de la Culture qui pour l’an 2000 finance les fameuses commandes publiques. Le projet est accepté. Les travaux débutent en mai 2000.

Réalisation de l’ oeuvre

La Chambre des Certitudes est une cavité qui a été creusée artificiellement dans la roche. On a dû dynamiter le rocher. Au départ, elle devait avoir la forme d’un parallélépipède. Mais les ingénieurs se sont rendu compte qu’à force de lisser les parois, la roche perdait de sa stabilité et le site devenait trop dangereux. On a donc dû laisser le fond de la cavité tel qu’il était. La cire, qui se présentait sous forme de plaques très lourdes a été acheminée là haut par hélicoptère. On a ensuite découpé les plaques en petits morceaux pour les faire fondre dans un chaudron. La cire, une fois liquide, a été étalée sur les parois à l’aide de truelles et de palettes et des fers à repasser chauds.

La Chambre des Certitudes de Wolfgang LAIB a été inaugurée en juillet 2000.

Cette oeuvre est prise en charge par l’Association pour l’Ermitage de Wolfgang Laib ( AEWL)

Pour visiter appeler : 00 33 6 15 13 16 12

www.waxroom.fr