Posté le novembre 8, 2017 dans Environnement et agroécologie | Commentaires fermés

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Répondant à des besoins de société de voir émerger sur les territoires des « lieux-ressources » contribuant concrètement à la transition écologique, ce projet a pour ambition d’ouvrir une nouvelle phase de l’histoire récente du prieuré de Marcevol : la valorisation de ses espaces extérieurs comme lieux de production d’aliments de qualité, d’éducation et de transmission sur les paysages et l’agroécologie en milieu méditerranéen.

 

 

Ce projet poursuit les objectifs suivants :

– Maintenir la qualité paysagère du territoire de Marcevol.
– Valoriser les terrains agricoles de la fondation du prieuré de Marcevol par des méthodes d’agroécologie.
– Produire des denrées alimentaires et de phytothérapie méditerranéenne de haute qualité.
– Engager le site dans une dynamique d’expérimentation, d’éducation, de formation et de recherche sur l’agriculture en milieu sec et sur l’agroforesterie.
– Créer de l’emploi et du dynamisme sur le territoire de la commune d’Arboussols.
– Créer un effet de stimulation et d’entrainement au sein des Pyrénées-Orientales pour le développement
d’initiatives contribuant à la transition écologique.

 

 

Le cœur du système de production concerne les plantes à parfum, médicinales et aromatiques (PPAM) dont la filière est actuellement en essor dans les Pyrénées-Orientales et montre de forts potentiels économiques. La structuration des acteurs existant autour des PPAM sur le territoire permet de s’inscrire dans des dynamiques collectives, coopératives et de mutualisation de moyens. Les PPAM seront cultivées en association avec des amandiers sur deux hectares environ.

 

 

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La démarche éducative et de transmission sur l’agroécologie sera confortée par la création d’un jardin potager expérimental, la plantation de cultures annexes diversifiées (association agroforetière vigne-oliviers et arbres fruitiers adaptés au milieux secs) et le partenariat avec les éleveurs et apiculteurs de la commune. Le prieuré accueillera des formations et des séjours éducatifs sur l’agroécologie et le jardin.

 

 

Un volet « recherche participative » mené par les salariés de la fondation et des étudiants permettra de suivre l’évolution des paysages, de la biodiversité et des sols sur les parcelles nouvellement travaillées. Cette activité de recherche visera aussi à acquérir des données sur le fonctionnement du système de production agroforestier et sur la perception sociale des changements paysagers. L’ensemble de ces données seront acquises et valorisées lors d’un atelier-séminaire sur site et d’une journée grand public sur le thème des « paysages en transition ».

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Ce projet implique de nombreux partenariats à l’échelle locale et nationale. Il permettra la gestion quotidienne des
cultures sur deux années et implique des investissements liés à l’acquisition de matériel agricole, à la sécurisation
des ressources en eau pour l’arrosage, au stockage du matériel et aux plantations. L’accompagnement technique et
de recherche de la fondation est également indispensable, ainsi que le lancement d’études complémentaires
permettant de programmer les phases ultérieures : construction d’un bâtiment agricole, transformation,
commercialisation des produits, communication, publicité…
Les productions agricoles ne seront pas transformées et commercialisées sur le temps de cette première phase de
projet. L’objectif des cultures en agroforesterie est de pouvoir produire d’ici à 3 à 5 ans une gamme variée de
produits locaux de qualité, issus de l’agriculture biologique, à haute valeur ajoutée et identifiés au site, via une
marque spécifique « Prieuré de Marcevol ». Les produits seront commercialisés en vente directe à la boutique du
prieuré, par correspondance, sur des marchés, foires et salon, ainsi qu’auprès de boutiques de produits locaux et de
magasins bio des Pyrénées-Orientales.
Ce nouvel axe d’activité agroécologique émergeant au sein de la fondation permettra la pérennisation d’un emploi
d’agriculteur salarié et la dynamisation du projet économique global du prieuré de Marcevol, par sa
complémentarité avec les activités d’accueil et d’hébergement de groupes existant déjà au sein de la fondation.

Ce projet est innovant car il relève le défi de l’agriculture en milieu sec, en testant et développant des pratiques agricoles économes en eau. Ses dimensions partenariales, transversales et expérimentales sont des atouts pour créer un effet d’entrainement sur le territoire, en créant de nouvelles coopérations entre acteurs.

 

 

Financements:

logo FdFlogo leaderlogo Fondation Carasso

 

 

Posté le octobre 6, 2017 dans Divers, Environnement et agroécologie | Commentaires fermés

Cela faisait une trentaine d’années que le potager du vallon n’avait pas vu de légumes sortir de terre. C’est chose faite depuis mai dernier. Nous avons choisi de relancer la production de légumes pour plusieurs raisons:

-Le jardin servira à alimenter les repas pour les groupes en hébergement au prieuré, concrétisant notre souhait de favoriser les circuits courts et à base d’aliments produits en agroécologie.
-C’est un support pédagogique très riche pour faire découvrir aux jeunes et moins jeunes les enjeux liés au jardin potager : agriculture biologique, fonctionnement des sols, travail coopératif, biodiversité, compostage …
-Il représente une application concrète des nouvelles activités agroécologiques menées sur le site, notamment la plantation de cultures de plantes aromatiques et amandiers au printemps dernier, lesquelles nous permettront de produire nos propres huiles essentielles, hydrolats, tisanes, amandes, … .

Depuis juin nous avons commencé la récolte des légumes. Et de constater que le résultat est au-dessus de nos espérances ! La production est abondante. Le potager de Marcevol revit. Ces quelques photos parlent d’elles-mêmes :

 

 

 

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Posté le février 27, 2008 dans Autour du prieuré | Commentaires fermés

À 560 m d’altitude, sur un plateau dominant la vallée pyrénéenne de la Têt, le prieuré de Marcevol est entouré d’un paysage splendide : au sud, le Canigou à l’ouest le Pic de Bau avec son antenne au nord le Roc del Mauro au pied duquel on retrouve les traces d’un habitat néolitihique . Ce paysage a été façonné depuis les millénaires par l’activité de l’homme. Aujourd’hui il n’est pas toujours facile d’en percevoir la trace Une étude du paysage aide à rentrer dans l’histoire de ce territoire.

Dans cet environnement préservé, non-loin du prieuré, le hameau de Marcevol a également bénéficié d’une restauration respectueuse. Aux quelques maisons encore debout s’en sont ajoutées d’autres, construites en harmonie avec l’architecture du prieuré. Avec sa chapelle du XIème siècle, c’est aujourd’hui un village plein de charme dont la visite complète agréablement celle du prieuré.
Chênes verts, maquis et vignes … Autour de Marcevol, hommes et nature se côtoient. Les associations qui oeuvrent à la protection du site entretiennent régulièrement les chemins qui sont autant de sentiers de promenade. L’association des amis du Monastir de Marcevol a réalisé un Guide de terrain pour une balade de découverte proposant 8 points d’observation du paysage répartis sur un tracé de 4 km.

Documents à télécharger

> Guide de terrain / clic droit sur une image et « enregistrer sous »
> Étude du paysage / .doc

Posté le février 12, 2008 dans Environnement et agroécologie | Commentaires fermés

Installation de Wolfgang LAIB, Roc del Maure, Mai-Juillet 2000.

On l’appelle aussi la Chambre de cire. C’est au plasticien allemand Wolfgang LAIB que l’on doit cette grotte artificielle creusée dans la montagne catalane en pleine nature et entièrement tapissée de cire d’abeille.

Né en 1950, Wolfgang LAIB ne se projetait pas dans sa jeunesse dans une carrière artistique. Il fait des études de médecine et obtient son doctorat. Mais c’est à ce moment-là qu’il décide d’abandonner la médecine et de se diriger vers une carrière artistique. Il débute par la sculpture.

W. Laïb travaille uniquement avec des matériaux organiques tels que la cire, le riz, le pollen et le lait.

Au départ, la Chambre des Certitudes était réalisée dans des musées. Le projet d’en faire une dans la nature est parti des USA. Dans les années 80, l’artiste fait une série d’expositions à travers les USA. Il part visiter le désert du Nouveau Mexique. Tombant sous le charme de ces rochers isolés, il lui vient l’idée de faire une chambre dans la nature. Mais le désert du Nouveau Mexique ne lui convient pas pour des raisons techniques. Il ne parle à personne de son projet.

Quelques années plus tard, il fait une exposition à Collioure. Il parle au conservateur du musée de son idée. Le conservateur lui propose de sillonner le département pour trouver un endroit propice à la réalisation de l’œuvre. Il découvre alors le Canigou et, subjugué par cette vision, il décide de réaliser l’œuvre à Casteil. Le Canigou répond en fait à ses attentes artistiques car c’est un élément naturel (une montagne) qui suscite une forte émotion chez les catalans (c’est la montagne sacrée des catalans). Mais, finalement l’endroit ne convient pas. Casteil se trouve sur un flanc du Canigou et s’il creuse là, les gens en sortant de la chambre ne verraient pas le Canigou !

Quelques temps plus tard, , il atterrit à Marcevol. Il décide de monter au Roc del Maure pour trouver un site approprié. Et il arrive enfin devant « Son Rocher », d’où l’on a une vue imprenable sur le Canigou .

Le dossier est déposé au Ministère de la Culture qui pour l’an 2000 finance les fameuses commandes publiques. Le projet est accepté. Les travaux débutent en mai 2000.

Réalisation de l’ oeuvre

La Chambre des Certitudes est une cavité qui a été creusée artificiellement dans la roche. On a dû dynamiter le rocher. Au départ, elle devait avoir la forme d’un parallélépipède. Mais les ingénieurs se sont rendu compte qu’à force de lisser les parois, la roche perdait de sa stabilité et le site devenait trop dangereux. On a donc dû laisser le fond de la cavité tel qu’il était. La cire, qui se présentait sous forme de plaques très lourdes a été acheminée là haut par hélicoptère. On a ensuite découpé les plaques en petits morceaux pour les faire fondre dans un chaudron. La cire, une fois liquide, a été étalée sur les parois à l’aide de truelles et de palettes et des fers à repasser chauds.

La Chambre des Certitudes de Wolfgang LAIB a été inaugurée en juillet 2000.

Cette oeuvre est prise en charge par l’Association pour l’Ermitage de Wolfgang Laib ( AEWL)

Pour visiter appeler : 00 33 6 15 13 16 12

www.waxroom.fr