Posté le février 23, 2003 dans 2003, Archives, Concerts | Commentaires fermés

Daniel CUILLER (violon)
Anne CHEVALLEREAU (violon)
Emmanuel SCHRICKE (violon)
Emmanuel JACQUES (violoncelle)
Dominique FERRAN (orgue et clavecin)

20 juillet 2003

Vers le début du XVIIe siècle, le style musical en Europe se transforme radicalement. Les modes d’expression se libèrent, les instruments évoluent et les compositeurs, eux-mêmes violonistes, en repoussent les limites techniques. La richesse d’invention de cette musique instrumentale est la principale source d’inspiration de Stradivaria, créé en 1987.

Créé en 1987, STRADIVARIA concentre ses activités autour de la musique baroque et classique (XVII° – XVIII° siècles). Plusieurs de ses enregistrements font référence avec des programmes consacrés à M. Corrette, F. Francoeur, J-Ph. Rameau, J-M Leclair, F-X. Richter, et plus récemment « Corelli & Co », « A tre violini », et trois Stabat Mater italiens.

Stradivaria privilégie également le répertoire pour cordes, de la sonate, au début du XVII° siècle (Fontana, Buonamente, Ucellini, Marini…) jusqu’aux plus fameux concerti de l’Ecole vénitienne.

Aujourd’hui STRADIVARIA oriente son répertoire vers de grandes productions lyriques principalement consacrées à la musique française sans négliger les trésors symphoniques que recèle le fonds musical des autres nations. Il co-produit ses enregistrements avec l’Abbaye de Fontevraud, le Festival de Sablé, « Alsace, terre de culture » et le centre musical de la Balinière à Rezé.

A chaque production de Stradivaria peut s’associer une action pédagogique ou une master-class articulée autour des thèmes choisis pour le concert. Stradivaria participe également à des soirées de gala organisées par de grandes institutions et entreprises (Conseil Régional des Pays de la Loire, Cadre Noir de Saumur, Gaz de France, Crédit Lyonnais…).

Traditionnellement basé dans les Pays de la Loire, Stradivaria se produit régulièrement dans les festivals en France et à l’étranger.

Programme du concert du 20 juillet 2003 au Prieuré de Marcevol

« a tre violini »
Trois violons dans les cours d’Europe au XVIIème siècle

1ère partie

Giovanni Batista FONTANA (? — 1630)
Sonata 16

Giovani Batista BUONAMENTE (1600-1642)
Sonata a tre violini (1636)

Johann Ernst RIECK (1630—1704)
Suite de danses n° 6 (1658)
Ballet, Courante, Sarabande, Gavotte

Girolamo FRESCOBALDI ((1583—1643)
Toccata undecima per il cembalo

Henri PURCELL (1659-1695)
Three Parts upon a ground

2ème partie

Biagio MARINI (1587?- 1663)
Sonata in eco

Johann Heinrich SCHMELZER (1621 — 1680)
Sonata a tre violini (Ré Majeur)

Johann Ernst RIECK (1630—1704)
Suite de danses n°8 (1658)
Ballet, Courante, Sarabande, Gavotte

Marco UCELLINI (1603-1680)
Sinfonia nona a tre violini (opus 9, 1667)

Johann PACHELBEL 1653— 1706)
Canon e giga


Biagio MARINI (Brescia 1587? – Venise 1663)

Adébuté sa carrière de violoniste à St Marc de Venise sous la direction de Monteverdi en 1615. On le retrouve à la cour de Parme vers 1621-23. Il voyageait alors beaucoup et servit un certain temps comme Kapellmeister à la cour de Neuburg sur le Danube. Revenu en Italie en 1649, il finit sa vie entre Brescia et Venise. La musique instrumentale occupe le premier plan de son œuvre. Marini publia 22 livres entre 1617 et 1655 ; il apparaît comme une figure marquante du violon en Italie. Dans son opus 8 (1629) on trouve une distinction claire entre sonata et sinfonia. Il adpote un style d’écriture pour les cordes en avance sur son temps. La sonata in ecco est extraite de l’un de ses premiers recueils connus publié à Venise en 1617 alors que la ciaconna date de 1655.

Giovanni Battista FONTANA ( ? – Padoue 1630)

Violoniste, fut l’une des figures marquantes de l’histoire des débuts de la sonate. La connaissance de sa vie et de son travail est limitée à un seul recueil retrouvé dix années après sa mort et publié sous le titre “Sonate a 1.2.3 per il violino, o cornetto,fagotto,chitarone,violoncino o simile altro instrumento”. Divisées en de nombreuses sections contrastées, elles sont caractérisées par un style rythmé, nerveux et complexe, doublé d’une ornementation élaborée, surtout pour les parties solistes. L’importance de Fontana dans l’évolution du répertoire pour violon fait dire au musicologue W. Appel : « Fontana apparaît comme un très important -voire le plus important- maître de la musique pour violon du début de l’ère baroque… »

Girolamo FRESCOBALDI (Ferrare 1583 – Rome 1643)

Partite sopra Follia ( libro primo).
Cette pièce se trouvait déjà dans la première édition de 1615, aux côtés des 12 Toccatas, de 4 courantes et de trois autres séries de variations.
La Follia développe ici une basse qui n’a rien avoir avec le thème Corellien si célèbre autour de 1700. Il s’agit en réalité d’un thème qui en d’autres lieux était appelé Fidele ou Fedele, thème également utilisé par les clavecinistes napolitains : Mayone (1603), Trabaci (1603) ou Lambardo.
Pour l’exécution des pièces à variations, il ne faut pas oublier la mention faite par Frescobaldi dans sa préface :
« Dans les parties quand on trouvera des passagi et affetti, il sera bon de prendre un tempo largo ; ce qu’on observera aussi dans les toccate ; les autres partite ne comprenant pas de passagi pourront être jouées plutôt allegro dans la mesure, laissant au bon goût et à la finesse de jugement de l’exécutant la conduite du tempo dans lequel réside l’esprit et la perfection de cette manière et de ce style de jeu ».

Giovanni Battista BUONAMENTE (Mantoue 1600 ? – Assise 1642)

Violoniste et chanteur. Il débuta sa carrière à la cour des Gonzague puis devint « musicista da camera » de l’Empereur à Vienne (c.1626-29). Il passe rapidement à Bergame et Parme avant d’être nommé maître de chapelle à St François d’Assise (1633). Buonamente explore souvent le potentiel technique du violon ainsi que le contrepoint. La plupart de ses pièces de musique sacrée sont aujourd’hui perdues et seuls quatre recueils de musique pour violon, parus en 1626,1629,1636 et 1637 subsistent de son œuvre,. La sonata a tre violini est parue en 1636 sous le titre “Sonata e canzoni a due, tre ,quattro, cinque e a sei voci del Cavalier Gio. Battista Buonamente Maestro di Cappella nel Sacro Convento di S. Francesco d’Assisi, libro sesto”.

Henry PURCELL (Londres 1659 – Westminster 1695)

Choriste de la chapelle Royale à 10 ans, il fut l’élève de John BLOW. Nommé compositeur ordinaire pour les violons en 1677, il prend la succession de Blow comme organiste à la l’abbaye de Westminster et devient l’un des trois compositeurs de la chapelle royale (1682). Ses œuvres sont fort nombreuses et touchent tous les styles. Outre Dido and Aeneas qui est le premier grand opéra anglais, l’essentiel de son œuvre est consacrée à la scène. Intéressé par le répertoire instrumental, il composa 24 sonates,14 fantaisies, 3 ouvertures, 5 pavanes et quelques belles pages de musique sacrée. La source principale du recueil intitulé “Three Parts upon a Ground” est un manuscrit recopié par une main inconnue à la fin du XVII° siècle et conservé à la British Library Royal Music .

Marco UCCELLINI (1603 – Forlimpopuli 1680)

Maître de chapelle et compositeur travailla principalement à la cour de Modène où il devint chef de la musique en 1641. Dans la même ville, il est nommé maître de chapelle de la cathédrale en 1647. Egalement maître de chapelle à Parme dès 1665, il termine sa carrière à la cour des Farnese. Uccellini laissa une oeuvre importante pour la scène et l’église dont au moins sept recueils de musique pour le violon. Ses sonates (1639-49) sont remarquables par leur unité thématique, l’utilisation du chromatisme et une technique très en avance pour l’époque. Il est le seul à nous avoir laissé plusieurs sonates pour trois violons et basse, dont celle en sol mineur de 1667

Johann Heinrich SCHMELZER (Scheibbs 1621 – Prague 1680)

Apassé sa vie à Vienne
où il fut violoniste à la cour (1630-40) puis à l’orchestre de cour (1649), vice Kapellmeister (1671 à 1679) et enfin Kapellmeister (1679 – 80). Premier non italien à publier des recueils de sonates, sa virtuosité et l’originalité de sa créativité lui permirent
d’imposer un style qui en fit un modèle pour les autrichiens. Compositeur officiel avant
Biber, il publia 150 suites de ballet pour la cour et plus de 100 sonates. Chaque ouvrage se compose de deux à neuf danses séparées, souvent regroupées par thème, certaines incluant des éléments de musique folklorique. La production prolifique de Schmelzer comprend également 200 œuvres sacrées et de nombreuses pièces de musique vocale profane.

Johann Ernst RIECK (Strasbourg 1630 – Eckbolsheim 1704)

Organiste. Evoluant dans une famille de musiciens strasbourgeois, Rieck apprend l’orgue auprès de son père dont il prendra la succession quelques jours après son décès à la tribune de St Thomas le 19 juin 1652. Il anime la vie musicale du lieu en composant de la musique concertante et quitte ses fonctions en 1681 pour finir sa vie à Eckbolsheim. Ses compositions strasbourgeoises, fortement influencées par le style des 24 violons de Louis XIII soulignent l’émergence d’un style européen. Cette forme de suite de danses sera peu à peu adoptée par toutes les cours. Les deux Ballets pour trois violons dont nous assurons la re-création font partie d’un recueil qui a été publié en 1658.

Johann PACHELBEL (Nuremberg 1653 – 1706)

Fut un musicien célèbre dont la brillante carrière était consacrée essentiellement à la musique d’église tant luthérienne que catholique. Organiste à la cour d’Eisenach en 1677, c’est à Erfurt qu’il assied sa réputation d’organiste (1678), de compositeur et de pédagogue. Il se lie d’amitié avec la famille Bach et a pour élève Johann Christoph qui sera plus tard le professeur de Johann Sebastian. Sa musique d’orgue et principalement ses chorals, de tout premier ordre, font de Pachelbel l’un des principaux prédécesseurs de Johann Sebastian Bach. C’est cependant son très célèbre Canon qui perpétue aujourd’hui son oeuvre aux yeux du grand public.

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Alexis OBOLENSKY (contre ténor)
Joël POYTOU (ténor)
Grigor OBOLENSKY (baryton)
Alexis JANKIN (basse)

Récital / 13 juillet 2003

Le Quatuor vocal russe de Nice a été fondé en 1978. La naissance à Nice d’un tel ensemble n’est pas fortuite. Fréquentée depuis le XIXème siècle par les russes, Nice devient après 1917 un des lieux où viennent se fixer un grand nombre d’émigrés. La tradition liturgique de l’église orthodoxe russe n’y a pas connu de rupture.

L’un des buts du Quatuor est de faire entendre la musique liturgique russe non comme une musique exotique, mais comme une musique européenne au cheminement original, dont la source est, comme pour les musiques sacrées occidentales, le chant monodique (ou « znamenny ». Ce chant est, dans la musique liturgique des pays slaves, le pendant du chant grégorien.
Le Quatuor vocal russe de Nice fusionne quatre timbres : un contre-ténor, un ténor, un baryton et une basse. Si le répertoire du Quatuor couvre toutes les époques de la musique sacrée de l’église russe, il s’attache plus particulièrement à l’interprétation de mélodies anciennes et d’œuvres des compositeurs de la première moitié du XXème siècle de l’Ecole de Moscou, très actifs dans le domaine liturgique jusqu’à la Révolution : KASTALSKY, KOPYLOV, BORTNIANSKY, TCHESNOKOV, TCHAIKOVSKY.

Certains s’étonneront du caractère intériorisé de ces chants. Il faut savoir que la tradition orthodoxe n’admet que la voix humaine dans la célébration liturgique. Par leur sobre intériorité, ces chants s’effacent devant l’essentiel, la prière.
Les quatre voix égalisent leur discours, ne cherchant pas à paraître, mais à être. La musique sert le texte. Ces textes très anciens, régulièrement utilisés dans les offices, sont communs à l’ensemble de l’église orthodoxe ; ils sont chantés en slavon, langue liturgique restée en usage dans l’église russe.

Programme du Récital du 13 juillet 2003

1ère partie

1. Bénis le Seigneur, ô mon âme… (Versets du ps.103) M. IPPOLITOV-IVANOV (1859-1935)

2. Hymne à la Vierge de Kazan Paul TCHESNOKOV (1877-1944)

3. Salutation angélique (« Je vous salue, Marie… ») Nicolas KEDROFF (XXè s.)

4. Cantique de Siméon (« Maintenant, ô Maître, tu peux … ») A. KASTALSKY (1856-1926)

5. Lumière joyeuse … (Vêpres). Polyphonie à trois voix, XVIIè s.

6. Sous ta merci nous trouvons refuge, … Alexandre KOPYLOV (1854-1911).

7. En toi, pleine de grâce, … (Hymne à la Mère de Dieu) Mélodie du chant “znamenny” XVIIè s.

8. Maintenant les puissances célestes célèbrent … Paul VOROTNIKOV (1806-1876).

9. Que ma prière monte vers toi… Ps.14O, 1-4) Dimitri BORTNIANSKY (1751-1825).

10. Louez le Nom du Seigneur… (Versets ps. 134-135) .. A. ARKHANGUELSKY (1846-1924).

2ème partie

1. Hymne des Chérubins. (Liturgie dominicale, chant de l’Offertoire) V. KROUPITZKY

2. L’offrande de paix… (Liturgie dominicale, Canon Eucharistique) P. TCHESNOKOV

3. II est digne en vérité de te célébrer, ô Mère de Dieu… ‘Alexandre KOPYLOV

4. À Ta Cène mystique reçois-moi aujourd’hui… (Carême) Alexis LVOV (1798-1870)

5. Ouvre-moi les portes du repentir… (‘Carême). 1/ Unisson Paul TCHESNOKOV

6. Je vois devant moi, Sauveur, ton palais tout orné … (Semaine Sainte) S. TROUBATCHEV

7. En ce jour est suspendu à la croix . . (Vendredi Saint) S. I R( ) I. B A l( Il 1\ (XXè s.)

8. Au bon Larron, Seigneur, tu as fait gagner en un seul instant ton royaume… (Vendredi Saint) A. KASTALSKY

9. Apaise les maux de mon âme (Hymne à la Mère de Dieu) Grigory LVOVSKY (1830-1894)

10. Notre Père… Nicolas KEDROFF

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Lucie JOLIVET (soprano)
Bertille DE SWARTE (mezzo soprano)
Christophe DESLIGNES (organetto)
Thierry GOMAR (percussion)

14 août 2003

À la croisée des chemins du sacré et du profane, la rose d’orient illumine l’occident médiéval. Symbole tant de l’amour courtois que de l’amour divin, elle est chantée dans toutes les langues de la chrétienté.
Sur les chemins de la rose, monodies et polyphonies religieuses se mêlent aux danses populaires et répondent hardiment aux chansons courtoises.

Interpréter les musiques les plus fascinantes de l’époque médiévale, c’est la raison d’être de l’ensemble Millenarium. La poésie et la musique anciennes sont pour eux source d’inspiration et objet d’études. Ils souhaitent partager avec le public leur émerveillement et faire revivre une pratique musicale presque disparue. Leurs arrangements et les improvisations renouent avec la tradition orale dans l’esprit d’une musique ouverte sur le monde.
Le thème majeur de ce concert – la rose – a été chantée dans toutes les langues de la chrétienté. Elle est le symbole tant de l’amour courtois que de l’amour divin. Sur les chemins de la rose, monodies et polyphonies religieuses se mêlent aux danses populaires et répondent hardiment aux chansons courtoises.

Programme du concert du 14 août 2003

« Dame, jolie dame » Millenarium d’après G. DE MACHAUT

« Ave Gloriosa moler salvaoris » Laude Italienne XIVè siècle

« O Maria maris strella » Motet – Ecole Notre Dame de Paris

« Belicha » Anonyme instrumental

« Laude novella » Laude Italienne XIIIè siècle

« Maria virgo virginum » Conduit, manuscrit las Huelgas

« Ave Maria virgo virginum » Conduit, Ecole Notre Dame de Paris

« Nuova levante » Millenarium

« Santa Maria strelo do dia » Cantigas de Santa Maria

« Santa Maria Amo » Cantigas de Santa Maria

« Null’ome » Cantigas de Santa Maria

« Cantiga y Rokamadour » Millenarium d’après les Cantigas

« Veris ad imperia » Conduit, Ecole Notre Dame de Paris

« A la clarté » Motet Ecole Notre Dame de Paris

« Ave rosa novella » Motet Ecole Notre Dame de Paris

« Illuxit lux » Rondellus, Ecole Notre Dame de Paris

« Nox moeroris » Millenarium

« O summi regis moler » Anonyme

« Eya mater fidelium » Prose anonyme

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Récital de Piano / 24 juillet 2003

Combiner les acquis des « baroqueux » avec la tradition des pianistes des années 1940-1950, c’est le défi d’Alexandre Tharaud.

Son disque Rameau (Harmonia Mundi), une des révélations discographiques 2002, a obtenu un Choc de la Musique de l’Année.
Suite à ce succès mérité, il a été invité à se produire en récital aux célèbres BBC PROMS, au Festival de Piano de la Roque d’Anthéron, dans la série ‘MeisterZyklus’ de Bern, au Festival de Musique Ancienne d’Utrecht ainsi qu’au Grand Théâtre de Bordeaux. Alexandre Tharaud a également fait appel au talent de jeunes compositeurs dont six d’entre eux ont écrit un Hommage à Rameau qu’il interprète en alternance avec l’œuvre du grand compositeur.

Alexandre Tharaud est le soliste des grands orchestres français (Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre de Lille, Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine) et étrangers (Taïwan National Symphony Orchestra, Japan Philharmonic Orchestra, Tokyo Metropolitan Orchestra, Sinfonia Varsovia and Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks) sous la direction de Yutaka Sado, Jean Fournet, Marc Minkowski, Stéphane Denève, Jean-Jacques Kantorow et Georges Prêtre.

Alexandre Tharaud consacre une grande partie de son activité à la musique de chambre dont il interprète les oeuvres du répertoire dans les plus grandes salles parisiennes et au Louisiana Museum au Danemark, Musikverein de Vienne, Concertgebouw d’Amsterdam, Philharmonie de Cologne, Symphony Hall de Birmingham, Schleswig-Holstein Festival, Philharmonie de Bruxelles, Brighton, Warwick and Norfolk festivals en Angleterre, Août à Karessaave en Estonia, Wigmore Hall et South Bank de Londres, et en en Irlande où il effectuera une tournée en octobre 2003 avec le clarinettiste Ronald Van Spaendonck.

Passionné par la musique de son temps, il a créé des œuvres de Renaud Gagneux, Jacques Lenot, Guillaume Connesson, Thierry Pécou, Thierry Escaich et Olivier Greif et enregistré pour Aeon un disque Maurizio Kagel. Il crée avec Jean Delescluse et l’acteur belge Jules-Henri Marchant un spectacle autour de Satie, Satie Autrement, co-produit par le Théâtre du Rideau et la Philharmonie de Bruxelles, repris en février 2004 pour la troisième année consécutive.

Ses précédents enregistrements consacrés à Chabrier (intégrale de l’œuvre pour piano), Poulenc (intégrale de la Musique de Chambre) lui ont valu de nombreux prix, dont celui de l’Académie Charles Cros, le Diapason d’Or de l’année (en 1998 et 2000) ainsi que le Choc du Monde de la Musique. Un disque Schubert pour piano à quatre mains avec la pianiste Zhu Xiao-Mei précède une intégrale des œuvres pour piano seul de Ravel publiée à l’automne 2003, pour Harmonia Mundi.

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Programme du Récital de Piano du 24 juillet 2003

1ère partie
D. SCARLETTI

sonates
K 380 en mi majeur
K 3 en la mineur
K l4l en fa mineur
K 514 en ut majeur

J.P. RAMEAU

suite en la
Allemande
Courante
Sarabande
Les Trois Mains
Fanfarinete
Gavotte et Doubles

2ème partie
M. RAVEL

Sonatine
Modéré
Menuet
Animé

Gaspard de la nuit (D’après trois poèmes d’Aloysius Bertrand)
Ondine
Le Gibet
Scarbo

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Exposition réalisée par Michel LATTE

du 10 mai au 8 juillet 2003

seuil-interieur.jpgCette intervention artistique a proposé un itinéraire sensible et symbolique, de découverte du site de Marcevol, au travers d’une œuvre unique et éphémère. Disposée en plusieurs lieux stratégiques et faite sur mesure, l’installation fut réalisée par Michel Latte à même le sol dans la géométrie et la géologie du lieu.

Montagne, dôme, seuil, mandorle, lumière … autant d’étapes dans l’espace architectural et paysager, autant de signes, d’images et de traces … Sel, miroir, coquilles Saint-Jacques … des matériaux choisis pour leur qualité plastique et leur dimension métaphorique … Cheminer, franchir, traverser, atteindre … A travers différentes étapes et expériences, cette œuvre a poussé le spectateur au déplacement physique et visuel

Reliée physiquement à cet espace consacré, cette création contemporaine, a guidé le spectateur d’un point de vue à un point de lecture, à un point de mémoire. Cheminement intime entre dehors et dedans, entre réel et imaginaire ouvert sur l’infini. Espace interactif où se jouent tous les basculements poétiques du secret, de l’épiphanie, de l’éphémère, du temps suspendu …

seuil-exterieur.jpg

Itinéraire de l’exposition

Dôme d’accès : DARSHANA

Point de vue horizontal
(vue panoramique sur la montagne)

Porte principale : SEUIL Franchir

Intérieure/extérieure chaos

Nef : MER DE CRISTAL Traverser

(rayon de sel)

Chœur : MANDALA Atteindre

(l’île)

Cour : ECHELLE S’élever/voir

Fenêtre/meurtrière Point de vue vertical
(sur le sommet)

1er étage : lectures et enluminures

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