Posté le février 20, 2006 dans 2006, Archives, Concerts | Commentaires fermés

Opéra de Peter MAXWELL DAVIES

Direction musicale : William HEDLEY
Mise en scène : Bertille DE SWARTE
Solistes et chœur : groupe vocal IRVEM
Chorégraphies : Roger MEGUIN

1 – 2 et 3 septembre 2006

Composé en 1978, l’opéra pour enfants « The two fiddlers  » est un conte moderne et visionnaire des dérives de notre société. A l’époque où la télévision entrait progressivement dans les foyers, le compositeur anglais en percevait déjà les conséquences et les dérives qu’elle pouvait entraîner.

irvem.jpgPour éveiller les consciences, Peter Maxwell Davies a situé son œuvre dans une métaphorique forêt hantée par des trolls qui capturent une enfant. Elle s’appelle Storm. Cette jeune violoniste qui revenait d’un mariage dans la lointaine Écosse, se retrouve encerclée et priée par la roi et la reine de faire danser les trolls. Pour la remercier, ils lui demandent de faire un vœu … « Je voudrais que mon peuple n’ait plus à travailler aussi dur qu’il le fait » … Louable intention mais … qui se révèlera lourde de conséquences ! Commence alors pour le village de Storm une étrange période, celle de l’oisiveté sous domination trollienne …

C’est un groupe vocal méditerranéen – L’IRVEM – qui présentait en septembre 2006 ce bel opéra au prieuré de Marcevol. L’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical Méditerranée, est dirigé par Bertille de Swarte qui assurait la mise en scène. Avec William Hedley à la direction musicale, ils ont choisi d’y insérer une part de traduction française pour la compréhension en plus grand nombre.

pauline-langlois-et-jean-baptiste-solano.jpgUn superbe spectacle et aussi une belle réussite pédagogique pour cette équipe composée d’acteurs et de musiciens débutants et confirmés. Accompagnés par Elise Bréon au piano, Cécile Teixidor au violon et Guillem Coste au sac de gemecs, Pauline Langlois de Swarte (voir photo ci-contre) dans le rôle de Storm et Jean Baptiste Solano (voir photo ci-contre) dans celui de Gavin, c’est avec grand talent qu’ils ont redonné vie à l’œuvre si contemporaine de Peter Maxwell Davies.

Peter Maxwell Davies : compositeur

Depuis près de 40 ans, Peter Maxwell Davies est l’une des plus fortes personnalités du monde musical britannique. Il a toujours su cultiver une grande diversité de styles, développant une approche toujours plus originale quel que soit le genre tout en préservant son identité de compositeur.

Dès le milieu des années 1950, il s’est forgé un caractère créatif unique en associant les dernières subtilités de la musique sérielle de l’Europe d’après-guerre, à un profond intérêt pour les musiques anciennes. De plus, il a acquis une grande rigueur sous la direction de Petrassi. Ses études à Princeton aux Etats-Unis auprès d’Earl Kim, Roger Sessions et Milton Babbitt l’incitèrent à produire des oeuvres plus ambitieuses. Outre l’achèvement du premier acte de l’opéra Taverner, il écrivit sa Seconde Fantaisie sur un `in nomine’ de John Taverner. A partir du milieu des années 1960, la maîtrise technique de Maxwell Davies lui a permis de répondre aux exigences de l’opéra grâce à une musique d’une exceptionnelle intensité, telle l’une de ses pièces les plus connues, Eight Songs for a Mad King, s’appuyant sur une forme d’expression radicale alors inédite en Grande-Bretagne. Il s’ensuivit une sorte d’avant-garde britannique à la fin des années 1960, dont Maxwell Davies fut l’un des principaux représentants.

Il écrivit sa Première Symphonie en 1976. Un opéra de chambre, The Martyrdom of St Magnus, inaugura en 1977 le St Magnus Festival, que Maxwell Davies dirigea pendant dix ans. En 1979, Black Pentecost fut composé dans le cadre d’une campagne contre l’exploitation de minerai d’uranium dans les Orcades. L’opéra de chambre The Lighthouse vit le jour l’année suivante. Les années 1980 furent particulièrement fructueuses, avec trois nouvelles symphonies, The No 11 Bus, l’opéra Resurrection, le triptyque orchestral comprenant Into the Labyrinth, et l’amorce de la série des Strathclyde Concertos, commande du Scottish Chamber Orchestra, financée par le Conseil Régional du Strathclyde. Les dix Strathclyde Concertos furent achevés durant la première moitié des années 1990, suivis des Concertos pour piano et piccolo. Maxwell Davies composa deux autres symphonies et de nombreuses autres partitions orchestrales, dont cinq pièces d’après ses souvenirs d’enfance à Manchester. Il écrivit ensuite l’opéra The Doctor of Myddfai, la cantate The Three Kings, et l’oratorio Job. Il convient aussi de mentionner la participation continue de Maxwell Davies à l’enseignement de la musique. On lui doit des pièces pour jeunes instrumentistes, dont les opéras The Two Fiddlers et Cinderella. Quant à ses partitions pour musiciens professionnels, elles embrassent toute une palette de styles, révélant une tendance croissante à combiner différentes facettes au sein d’une même pièce. La vitalité permanente de la musique de Peter Maxwell Davies tient à sa capacité d’inventer de nouvelles idées.

Bertille de SWARTE : direction artistique

Etudes : Chant, Art lyrique, Histoire de la musique.
Elle perfectionne sa technique de chant avec le phoniatre Benoît Amy de la BRETEQUE ; s’intéressant particulièrement à la pédagogie vocale, elle crée en 1988 l’Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical Méditerranéen (IRVEM) qu’elle dirige actuellement.

Elle étudie les répertoires anciens, est engagée dans la «Compagnie Musicale Catalane », dirigée par Josep Cabré. Elle enregistre quatre disques pour orgue et plain-chant baroque avec Marie-Claire ALAIN, Olivier VERNET et Frédéric MUNOZ.

Elle se passionne pour les liens entre le texte musical et les différents moyens d’expression artistiques.

L’IRVEM : Institut de Recherche Vocale et d’Enseignement Musical Méditerranée

Depuis 1988, cette association permet de rapprocher chanteurs, professeurs de chant, phoniatres, orthophonistes, autour d’une même préoccupation : la voix et sa pédagogie.

Deux principes guident l’action de l’association : le respect de l’élève, de son rythme d’évolution, de ses choix artistiques. La recherche d’outils pédagogiques permettant à tous ceux qui le souhaitent, d’arriver à la maîtrise de leur voix. Magnifier la voix, en transcender les limites habituelles pour la mettre au service de l’expression artistique, voilà l’objet des études de chant. Mais comment le faire de façon cohérente et méthodique ? Comment le faire sans violenter l’appareil vocal ni l’élève chanteur ? Comment le faire sans faiblesse, avec exigence et dynamisme ?

C’est à ces questions que s’efforce de répondre la démarche pédagogique développée par Bertille de Swarte, directrice artistique de l’IRVEM, en s’appuyant sur les travaux de recherche de Benoît Amy de la Bretèque, phoniatre et professeur de technique vocale.
L’équipe pédagogique est composée de plusieurs professeurs ayant à cœur de mettre en commun leurs compétences et leur amour de l’enseignement.

En atelier ou en stage, tout est abordé : la maîtrise de la respiration, la mise en relation du souffle et de la vibration, la résonance, le style, la diction, la musicalité…

Toutes les formes de chant sont envisagées suivant le désir de l’élève : musique ancienne (médiévale, renaissance, baroque), chant choral, chant lyrique, musique traditionnelle, chanson française et étrangère.

William HEDLEY : direction musicale

William Hedley est né à Wigan, au Nord de l’Angleterre, en 1952. Il habite dans l’Aude avec sa famille depuis 1989.

Il fait ses études au Royal Collège of Music et au King’s Collège de l’Université de Londres, où il se spécialise dans la composition et la musique du 20ème siècle.
Pendant plus de treize ans, il dirige les chœurs et orchestres des établissements où il enseigne également comme professeur.

Il est critique musical pour le site Internet www.musicweb.uk.net.
Chef permanent du Chœur Départemental de l’Aude depuis 1993, il dirige le Chœur Régional « A Chœur Joie » Languedoc –Roussillon depuis 1998.

En septembre 2001, il est sollicité pour prendre la direction musicale de l’ensemble de dix chanteurs « Colore di Voce »

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« Musiques et Capoeira »

Marcelo GODOY (guitare)
Nelson LATIF (guitare acoustique)
Jura GOMES (basse)
Claudio SAMARA (percussion)
Danseurs et percussions (SAMARA, CAMPOS)

Le 23 juillet 2006 à 18 H 00

Le quintet Raiz Latina a été fondé par des musiciens brésiliens établis en Pays-Bas. Le groupe s’est fait connaître par son travail sur la musique traditionnelle de son pays en lien avec la personnalité des musiciens. Le groupe a joué dans de nombreux lieux : Europe, Amérique latine et Asie.

Le répertoire du groupe allie la musique traditionnelle, le choro, bossa-nova et samba recherchant les racines communes à la musique brésilienne et à la danse.

Ainsi se révèle une performance hybride où les capoeiristes et les musiciens entrent en interaction, naturellement.

Biographie

Nelson Latif : guitare acoustique
Musicien professionnel depuis 25 ans, il a fait des études de guitare classique et de la direction au Conservatoire à Sao Paulo. Soliste ou en groupe, il a joué dans plus de 20 pays à travers le monde. Son dernier CD solo vient juste d’être enregistré « choro, samba e Afins ».
Marcelo Godoy : guitare
Jura Gomes : basse
Claudio Samara : percussion

capoeira.jpg

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« Musique classique arabo-andalouse »

Prieuré de Marcevol
16 juillet 2006

Attentif aux musiques du passé et sensible à la mélancolie des mélodies, Mouloud Adel a été marqué, dès son apprentissage de la musique arabo-andalouse à Cherchell en Algérie, par la beauté des poèmes et la volupté des airs.

A Marcevol, il nous a convié avec le groupe Parfum d’Al-Andalus à un voyage à travers l’Andalousie musulmane (Al Andalus). Après une nouba arabo-andalouse, la suite du programme a traversé les frontières et les époques jusqu’au répertoire néo-classique (hawzi et aroubi) des quacidas. Et en fin de concert, c’est le Chabi, la musique populaire citadine algérienne, qui fut à l’honneur.

L’ENSEMBLE « PARFUM D’AL ANDALUS »

Cet orchestre a été créé à Marseille en 2003, à l’initiative de Mouloud Adel, à l’occasion de sa participation au festival de Chants Sacrés en Méditerranée. Il est composé d’un noyau dur de musiciens marseillais. A l’occasion de certains festivals, le groupe s’enrichit par l’apport de musiciens venant de Paris et d’Alger.

Ces musiciens représentent les écoles de Tlemcen et d’Alger. Ils se sont spécialisés dans l’exécution du répertoire classique dans le respect de la tradition andalouse transmise par voie orale par la « Silsilet Echouyoukh », chaîne des maîtres et qui a pour référence contemporaine le grand cheikh El Arbi Ben Sari, le cheikh Ben Teffahi et le maître Sfindja.

Les instruments utilisés par l’ensemble « Parfum d’Al Andalus » : violon, alto, luth, kouitra, mandoline, mandole, derbouka et tar sont ceux de l’orchestre traditionnel andalous tel qu’il existait dans l’Andalousie médiévale.

L’Ensemble « Parfum d’Al andalus » s’est engagé dans une démarche de réappropriation et de diffusion du patrimoine andalou dans toute sa richesse. L’orchestre interprète le répertoire classique des noubas andalouses, le répertoire néo-classique des quacidas hawzi et Aroubi (répertoire populaire) et les chants sacrés d’Algérie.

Adel MOULOUD

Adel Mouloud est né le 3 novembre 1966 à Alger. Ses parents enseignants sont mutés à Cherchell, une petite ville du nord-ouest algérien. Cette ancienne cité et capitale de l’empire romain en Numidie, est aussi connue pour être une ville de culture et de tradition musicale andalouse, puisqu’elle a accueilli plus de 1000 familles andalouses après la chute de Grenade. C’est là que le jeune Mouloud a eu la chance de découvrir pour la première fois la musique arabo-andalouse et ce, dans le cadre de l’association culturelle et musicale ERRACHIDIA qu’il fréquente en tant qu’élève dès son plus jeune âge. Il débute son apprentissage dès l’âge de 10 ans et très vite le charme opère. Fasciné par la magie des textes et par les airs langoureux, cette musique l’habite depuis. Il devient un élève studieux et appliqué et se met aussitôt à s’initier à jouer de son instrument privilégié : La mandoline, sans délaisser d’autres instruments comme le violon, le luth et la derbouka. Durant 8 ans, il s’adonne à la pratique de la musique andalouse, notamment le chant, servi par une voix à la fois pathétique et mélodieuse, sous la direction de son maître le cheikh Smaïl Hakem auquel il voue un profond respect. D’une pratique intuitive et douée et grâce à sa voix très appréciée, il participera à plusieurs manifestations culturelles, entre autre le festival de musique traditionnel de Tlemcen en 1980 et le festival international du Malouf de Constantine en 1981, 1982 et 1983, ce qui lui permet de s’épanouir davantage et d’affirmer son talent. En 1984 il part en France pour terminer ses études, mais parallèlement à cela, il ne cesse la pratique de la musique et du chant andalou soit dans des groupes soit seul pour son propre plaisir et celui de ses amis. C’est ainsi qu’en 1991, il fonde, avec quelques amis l’association EL ANDALOUSSIA à Nancy et se met au service de l’enseignement de cette musique aussi bien pour les enfants que pour les adultes et ce durant trois ans. Durant cette période, il se produira avec la troupe EL ANDALOUSSIA pour faire connaître cette forme musicale aux communautés du Maghreb vivant en France. Nommé à Marseille en qualité de Maître de conférences, il fait la connaissance de quelques amateurs et professionnels qui partagent avec lui la même passion et se produit avec le groupe TARAB dans plusieurs villes de France depuis 1996. En 2003 il est à l’initiative de la création l’ensemble «?Parfum d’al Andalus » ?à l’occasion du festival des chants sacrés en méditerranée. Son rêve est de partager avec des musiciens d’horizons divers la fascination qu’il a pour cette musique parce qu’elle est comme l’a dit le professeur Bernard Moussali « oeuvre de mystiques et de libertins aux frontières de la magie et de la foi ». Il réalise son premier CD en avril 2002 et anime des ateliers de musique arabo-andalouse au sein de collèges dans la région marseillaise.


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« L’Echo des Albères »

Concert choral :
Chef de chœur : Jacqueline CANAL
Accompagnée au piano par F. FERRAND
le 17 avril 2006

Le chant sacré est un des axes majeurs du répertoire du Chœur de St Genis qui compte aussi plus de cent pièces de toutes époques et de tous compositeurs (chants classiques, chœurs d’opéra, negro-spirituals, chants folkloriques, variétés, chants catalans).

Ce Chœur est composé de 45 choristes de toutes origines et toutes nationalités, tous passionnés par le chant choral. L’engagement de ce groupe de femmes et d’hommes qui s’apprécient mutuellement en fait un ensemble très vivant, et donne une qualité particulière à leurs prestations.

Le chef de chœur, Jacqueline Canal, fut violoniste et fit partie de la Maîtrise puis du chœur de Radio France. C’est une professionnelle accomplie qui dirige d’une main affirmée ses choristes avec qui elle entretient des relations de complicité amicales évidentes.
Le principal instrument étant la voix, le chant a capella est privilégié, mais pour les œuvres qui le requièrent, le chœur est accompagné au piano ou à l’orgue par Françoise Ferrand et Joëlle Ivanes.

Les choristes interprètent les chants de 4 à 8 voix ; les solistes de chaque pupitre apportent leur talent au Chœur.

Programme du Concert choral du 17 avril 2006

Première partie
~ a capella ~
  • Everybody sing freedom (Negro spiritual) A. Dominguez (soprano) et R. Staats ( basse)
  • Romance d’un soir C . St-Saëns ( 1835 – 1921 )
  • Die Nacht (chœur d’hommes) F. Schubert ( 1797 – 1828)
  • Totus Tuus : op. 60 (1987 ) H. Gôrecki ( né en 1933 )
au piano ~ : Françoise Ferrand
  • La mort d’Ophélie (chœur de femmes) H. Berlioz ( 1803 – 1869 )
  • L’Adieu des bergers ( extrait de l’enfance du Christ)
  • Cantique de Jean Racine G. Fauré (1845 – 1824 )
  • Veni Domine (chœur de femmes) F. Mendelssohn (1809 – 1847)
  • Vangelis XXe 1492 (extrait de Christophe Colomb )
Deuxième partie
~ a capella ~
  • Miserere mei Domine J.P Sweelinck( 1562 – 1621 )
  • Locus iste A. Brùckner ( 1824 – 1896 )
  • Ave verum C. Saint-Saëns (1835-1921)
  • Agnus Dei S. Barber ( 1905 – 1981
~ au piano ~ : Françoise Ferrand
  • Requiem ( Extraits ) W.A. Mozart ( 1756 – 1791 )
  • Le Messie ( extraits) G. F. Haendel (1685 -1759